RCAZ 0 – FAR 0 : Des militaires émoussés après une bataille sur tous les fronts

.
La rencontre entre la Renaissance de Zemamra et les FAR a opposé deux équipes aux ambitions bien différentes. Si le point du nul semblait satisfaire les locaux, les militaires étaient clairement venus chercher la victoire afin de poursuivre leur course au titre.
Dès l’entame, cette différence d’objectifs et de calibre s’est fait sentir. Les FAR ont rapidement pris l’initiative du jeu, multipliant les offensives face à une équipe de Zemamra regroupée derrière, déterminée à préserver l’inviolabilité de ses cages tout en procédant par de rares mais rapides contre-attaques.
Dans les tribunes aussi, le contraste était frappant. Les supporters militaires, massivement vêtus de noir, donnaient de la voix et animaient le stade Ahmed Choukri, reléguant presque au second plan un public local resté discret.
Ce scénario s’est prolongé jusqu’à l’heure de jeu, moment où les FAR ont commencé à accuser le coup physiquement. D’une part, la victoire arrachée seulement 72 heures plus tôt face au WAC semblait avoir laissé des traces. D’autre part, l’expulsion de Jamal Chamakh, pour un tacle appuyé et dangereux, est venue compliquer la tâche des militaires.
Réduits à dix, les FAR, pourtant supérieurs techniquement, ont dû faire face à une équipe de la RCAZ qui retrouvait des ressources pour rééquilibrer les débats. La rencontre pouvait alors basculer d’un côté comme de l’autre.
Mais au final, rien n’y fit : les deux formations se sont quittées sur un score vierge.
Reste que la gestion de l’effectif militaire peut susciter quelques interrogations. Engagée sur plusieurs fronts, l’équipe n’a pas véritablement bénéficié de rotation. Après l’intense bataille livrée contre le WAC, le coach aurait sans doute pu ménager certains cadres.
Car une formation appelée à jouer sur plusieurs tableaux, Botola et Ligue des champions, doit pouvoir s’appuyer sur un banc capable de prendre le relais. À défaut, ce ne sont pas seulement des points qui risquent d’être perdus, mais aussi l’énergie d’un groupe déjà très sollicité.
La suite de la Botola dira si cette accumulation d’efforts finira par peser davantage sur les ambitions des militaires.

Abdellah Hanbali

Related posts

Leave a Comment