El-Jadida, quand la perle brillait de mille feux…


C’était à la fin des années 70, au tout début des années 80. El-Jadida, la tranquille cité océane, respirait alors la fierté et la propreté. Sous la gouvernance exemplaire de Moulay Al Arbi Al Ouazzani, la ville avait été sacrée plus propre ville du Maroc, un titre qui, aujourd’hui encore, résonne comme un doux souvenir d’un âge d’or oublié.
Le roi Hassan II, séduit par le charme discret de cette station balnéaire, y vint à deux reprises. Il y séjourna dans la demeure même du gouverneur, comme pour marquer l’attachement royal à cette cité qui, à l’époque, rayonnait d’ordre et de beauté.
Et comme un écho à cette attention royale, le puissant Idriss El Basri, ministre de l’Intérieur et bras droit du Souverain, faisait de fréquentes visites à El-Jadida, symbole d’un Maroc qui planifiait, rêvait et construisait.
Les rues étaient nettes, les jardins fleuris, la plage respirait la discipline et le respect. Tout semblait couler de source, harmonieux, organisé, empreint de cette élégance simple qui faisait la particularité d’El-Jadida.
Mais le temps, impitoyable, a filé. La ville qui fut jadis vitrine de la modernité et du civisme peine aujourd’hui à retrouver son éclat d’antan. Les souvenirs demeurent, lumineux, comme un miroir nostalgique tendu vers une époque où El-Jadida savait briller, respirer, et inspirer.
Souvenirs… souvenirs.
Abdellah Hanbali

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