Qui n’a pas encore entendu parler à Doukkala, de l’usage illégal d’aliments pour volailles dans l’engraissement des moutons destinés à la consommation humaine?
Le calme apparent dans la province cache une réalité inquiétante : des pratiques frauduleuses massives qui secouent le secteur de l’élevage ovin. Des éleveurs peu scrupuleux utilisent des aliments pour volailles, parfois même des déchets avicoles, pour engraisser rapidement leurs moutons. Une méthode aussi rentable que dangereuse.
Derrière une prise de poids spectaculaire se cache une viande de piètre qualité, saturée de graisses malsaines, pauvre en protéines et souvent contaminée. Pire encore : il paraît que certains éleveurs n’hésitent pas à recourir aux déchets de fermes avicoles, véritables nids à bactéries et toxines.
Ces viandes trompeuses finissent dans les assiettes des ménages, mais aussi dans celles des clients de restaurants et snacks, souvent sans contrôle sanitaire préalable.
Face à cette menace silencieuse, la responsabilité des autorités locales est pointée du doigt. La faiblesse des mécanismes de contrôle et la passivité de certaines structures soulèvent de sérieuses questions sur l’efficacité de la surveillance sanitaire dans la région.
Appel est lancé pour un durcissement des sanctions, un renforcement de la traçabilité des viandes et une mobilisation citoyenne. Informer, alerter, agir : autant de priorités pour contrer une fraude qui met en péril la santé publique et sape la confiance des consommateurs.
Une chose est sûre : à El-Jadida, le danger pourrait bien se cacher dans l’assiette.
Abdellah Hanbali




