L’Pouffa, cette nouvelle drogue « des pauvres » à effets dévastateurs et aux dégâts irréversibles

Après le qarqobi qui continue à faire des ravages auprès de nos jeunes, voilà que se propage, et d’une manière alarmante, la vente de cette « ancienne-nouvelle » drogue, connue dans les années 90 sous le nom de « crack » aux USA, et qui porte désormais le nom de « l’Poufa », que les dealers vendent à proximité des établissements scolaires et dans les lieux de fêtes entre jeunes. On lui attribue le nom de « drogue des pauvres » en raison de son prix dérisoire (50 dirhams le gramme) accessible à tous les adolescents.

Certes, le sujet alimente les débats et suscite les craintes les plus vives, et les alertes se multiplient en mettant en garde contre l’une des drogues dures les plus ravageuses ; et les spécialistes en addictologie tirent la sonnette d’alarme sur les effets de cette drogue dure, artisanale, mais hautement dévastatrice, préparée à partir de résidus de cocaïne additionnés à l’ammoniac et à des substances chimiques à toxicité très élevée.

Ces spécialiste la qualifient d’être hautement et rapidement (souvent à la deuxième consommation) addictive. Un cocktail qu’on réchauffe pour obtenir la forme cristalline consommée par inhalation. Une inhalation qui rend les jeunes incontrôlables et pris d’une furie délirante, et leur procure une force physique inhabituelle. 

Selon les spécialistes, le danger de cette drogue réside dans son effet instantané sur le cerveau, et son impact dix fois plus important que tout autre type de drogue. Elle attaque directement les neurones et peut les détériorer de manière irréversible quand elle est  consommée à un jeune âge.

Son danger réside aussi dans les sensations foudroyantes que ressent son consommateur dès la disparition de son influence, qui se  traduit par un comportement très agressif, une grande angoisse, une dépression et un syndrome de fatigue chronique.

Ce qui est certain c’est qu’un réel danger plane dans les milieux des jeunes adolescents et la vigilance doit être de mise.

On est en mesure de se demander ce que les établissements scolaires prévoient comme dispositifs d’encadrement, de prévention et d’accompagnement de ces jeunes susceptibles de devenir accros aux drogues, et particulièrement à cette nouvelle drogue dévastatrice.

Certes,  les autorités déploient des efforts dans leur lutte contre la propagation de ce phénomène, il n’en demeure pas moins que leur vente prospère et l’addiction des jeunes prend de plus en plus d’ampleur notamment parmi les jeunes adolescents.Les vacances ne sont pas encore terminées, et et les enfants sont encore sous l’œil vigilants de leurs parents. mais vu l’importance que revêt la propagation de ce phénomène, en raison de la floraison de la vente de ces substances dévastatrices, et du nombre de dealers aux alentours des établissements scolaires, il devient urgent et primordial de prévoir, au sein de ces collèges et lycées, un encadrement et un dispositif de lutte, de prévention et d’accompagnement de ces jeunes adolescents afin de les prémunir des dangers de l’addiction aux drogues.

Khadija Choukaili

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