Chronique de Mustapha Jmahri : Rencontre avec Augustin Trapenard

Le mercredi 29 avril 2026, j’ai eu le privilège d’assister, sur le plateau de France 5, à l’enregistrement de l’émission littéraire La Grande Librairie, animée par le célèbre journaliste Augustin Trapenard. Un quart d’heure avant le début du direct, l’animateur a instauré un échange chaleureux avec le public présent sur le plateau. Lorsqu’il a demandé qui assistait à l’émission pour la première fois, de nombreuses mains se sont levées, dont la mienne. Trapenard s’est alors réjoui de voir que son rendez-vous draine chaque semaine de nouveaux amoureux du livre, venus de tous horizons.
C’est à ce moment que j’ai annoncé venir de loin, spécifiquement du Maroc, pour assister à ce rendez-vous culturel. Cette confidence a fait réagir l’animateur très agréablement ; il a aussitôt invité le public présent à m’applaudir en guise de bienvenue et de reconnaissance pour ce déplacement. Autour de moi, la curiosité était immédiate : de nombreux spectateurs se sont tournés vers moi pour me demander de quelle ville je venais précisément. Enthousiasmé par cet élan, Augustin Trapenard a alors formulé un vœu : consacrer prochainement une émission entière à la littérature marocaine. Il a rappelé avoir déjà reçu l’écrivaine franco-marocaine et Prix Goncourt, Leïla Slimani lors d’un précédent numéro, témoignant ainsi d’une volonté réelle de mettre à l’honneur la vitalité culturelle du Royaume. J’ai alors ressenti une vive satisfaction à l’idée que ma présence, ce soir-là, ait pu contribuer à inspirer une si noble intention.
L’envergure internationale de l’émission s’est confirmée à travers mes voisins de fauteuil. Mon voisin de droite m’a en effet chuchoté être venu de Liège, en Belgique, avec son épouse, prouvant ainsi que La Grande Librairie est un programme suivi bien au-delà des frontières de l’Hexagone. Ce brassage de spectateurs venus d’horizons divers soulignait parfaitement le rôle de l’émission comme carrefour des cultures.
À l’issue de l’émission, l’échange s’est prolongé de manière plus personnelle lorsque j’ai eu le plaisir de dédicacer à Augustin Trapenard un exemplaire de mon dernier ouvrage : Boulaouane, kasba historique et Citadelle de Saint-Exupéry. Ce fut l’occasion de lui révéler en quelques mots un pan méconnu de cette histoire littéraire : le passage d’Antoine de Saint-Exupéry par Boulaouane, une visite qui a irrigué son œuvre posthume, épisode que j’ai eu à cœur de mettre au jour. Nous avons conclu sur l’idée que l’image d’une ville est en perpétuel voyage et que la littérature demeure le meilleur moyen de tisser des ponts entre les individus et les peuples.
Au-delà de ces échanges personnels, le plateau réunissait également des figures marquantes telles que le psychiatre et académicien Raphaël Gaillard, l’autrice Camille Charvet, ainsi que Melvin Mélissa et le dessinateur Terreur Graphique. Cette diversité d’invités, portée par la verve de Fabrice Luchini et la bienveillance d’Augustin Trapenard, a transformé cette émission du 29 avril 2026 en une véritable célébration de la pluralité.
La présence de Raphaël Gaillard, psychiatre de renom et membre de l’Académie française, a apporté une profondeur scientifique et solennelle aux débats. En présentant son ouvrage L’âme d’une épée, cet « Immortel » a partagé sa vision sur les mystères de l’esprit humain, créant un contraste fascinant avec la fougue de Fabrice Luchini.
Enfin, cette soirée n’aurait pas eu la même saveur sans le talent d’Augustin Trapenard. Par son écoute attentive et sa curiosité, l’animateur a su créer un espace où chaque parole — y compris celle émanant du public — trouve sa juste place.
Jmahrim()yahoo.fr

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