Plage d’El Jadida : la montagne a accouché d’une souris

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Après la disparition des emblématiques cabines qui faisaient partie du décor et des souvenirs de générations de Jdidis, voici ce qui vient les remplacer : des bancs massifs, aux formes austères, qui évoquent davantage des stèles funéraires que le mobilier d’une station balnéaire.
Comme un triste reflet de cette ville qui semble perdre peu à peu son âme, ces installations renforcent un sentiment de mélancolie déjà bien présent. Et encore, si l’on avait pris le soin de les aligner correctement ou de les intégrer harmonieusement au paysage, le regard y trouverait peut-être un peu de réconfort. Mais même cela paraît avoir été oublié.
On se surprend alors à repenser avec nostalgie à cette plage d’autrefois, simple, élégante et accueillante, où chaque élément semblait à sa place. Aujourd’hui, le contraste est saisissant. Ce qui devait incarner le renouveau laisse plutôt un goût d’inachevé et de gâchis.
Triste à en pleurer.

Abdellah Hanbali

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