Jean-Pierre Saint-Marc, René Bouscatier et François Mainetti, tous trois anciens de Mazagan, n’ont jamais oublié leur cité de naissance et de jeunesse. El Jadida et ses environs ont été le berceau de leurs familles durant les années du Protectorat et bien au-delà, après l’Indépendance. Tous trois ont longuement fréquenté l’avenue Hassan II, où ils ont résidé durant une grande partie de leur vie.
Qui ne connaît pas l’emblématique pharmacien Mainetti père de François, dont la pharmacie est toujours en activité face au Marché Central ? Qui n’a pas connu la famille Mansuy, parente de René Bouscatier, en face de l’école Charcot ? Qui ne se souvient pas de la boulangerie Tasso ? C’est juste à côté que Jean-Pierre Saint-Marc a vécu un temps en pension. Arrivant de Zemamra pour poursuivre ses études au Collège de Mazagan — devenu le lycée Ibn Khaldoun —, il était alors logé chez les Ormières, dont le fils était technicien du Génie Rural à El Jadida.
Comme ils aiment à le déclarer eux-mêmes : « Un pays comme le Maroc marque ses enfants, qu’ils soient nationaux ou d’origine étrangère. Ils gardent l’amour de cette terre et y reviennent souvent en visite pour se remémorer les bons moments, retrouver leur parler arabe marocain et rejoindre leurs amis avec lesquels ils ont partagé une jeunesse et des souvenirs indélébiles ».
Durant leur dernier séjour, les trois amis ont effectué différentes visites à El Jadida : la médina, le Souk Lekdim et la plage. Ils se sont également rendus à Azemmour pour redécouvrir la cité portugaise, ainsi qu’à Oualidia pour revoir la lagune. Lors de ce périple, ils ont été invités à rencontrer le professeur et poète Moussa Ettalibi, Suzanne Gicquel, Moulay Ahmed Sdaiki, président de la Fondation Chouaib Doukkali, ainsi qu’Abdellah Hanbali et bien d’autres amis.
Pour ces enfants de Mazagan, l’éloignement n’est jamais un obstacle pour retrouver le pays qu’on aime.
Chronique de Mustapha Jmahri : Retour aux sources de trois anciens de Mazagan
