Sidi Bouzid : derrière les fausses marques, un réseau illicite mis à nu

À Sidi Bouzid, les éléments de la Gendarmerie royale relevant du commandement régional d’El Jadida ont démantelé un atelier clandestin spécialisé dans la contrefaçon de grandes marques internationales.
Installée discrètement au cœur d’un habitat informel ( Bahhara), la structure fonctionnait à l’abri des regards, transformant des produits ordinaires en articles faussement griffés, destinés aux marchés locaux et nationaux.
L’intervention, menée sur instructions du parquet compétent, a permis la saisie de machines à coudre, de quantités importantes de vêtements, de matières premières et d’étiquettes contrefaites. Derrière cette façade lucrative se cachait également une autre infraction : l’exploitation d’ouvriers employés sans déclaration ni couverture sociale, dans des conditions ne respectant ni les normes de sécurité ni le Code du travail.
Au-delà du préjudice économique causé aux marques et aux consommateurs, ces activités illicites posent un véritable problème d’ordre public. Car si la contrefaçon touche ici le textile, le danger serait autrement plus grave lorsqu’il s’agit de produits alimentaires : denrées falsifiées, mal conservées ou d’origine douteuse peuvent constituer une menace directe pour la santé des citoyens.
Cette affaire rappelle l’importance de la vigilance collective. Souvent, c’est le bouche-à-oreille, un signalement discret, l’attention d’un mokaddem ou d’un habitant attentif qui permettent d’alerter les autorités et de mettre un terme à ces dépassements, ou du moins à certains d’entre eux.
Une chaîne de responsabilité informelle mais précieuse, qui complète l’action des services de contrôle et contribue à protéger à la fois l’économie locale et la sécurité publique.

Abdellah Hanbalu

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