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Après Azzeddine Sbai et Omar Sbai, El Jadida perd une nouvelle figure discrète mais lumineuse, un homme dont le parcours comme la présence avaient laissé une empreinte douce et durable.
Formé en France, où il avait poursuivi des études d’architecture, Said Sbai avait rapidement trouvé sa voie : celle des lignes harmonieuses et des espaces pensés pour durer. Il avait ensuite rejoint Casablanca, ville vibrante où il exerça de longues années, reconnu pour son sérieux, son regard juste et cette élégance tranquille qui le caractérisait.
Lorsque la fatigue s’est fait sentir, il a choisi de revenir à El Jadida, sa ville de cœur. Il voulait simplement se reposer, retrouver la chaleur des siens, la présence rassurante de son frère Hassan et de ses sœurs Rajaâ et Bouchra. C’est là, dans ce retour aux sources, qu’il s’est doucement éteint, entouré de ceux qu’il aimait, dans la ville qu’il chérissait plus que toute autre.
Son départ laisse un vide silencieux, comme une page blanche posée sur une table encore habitée par ses projets et ses souvenirs.
Paix à son âme.
