Rien ne va plus du côté du Difaa. Le club doukkali, autrefois référence de rigueur et de combativité, semble s’enliser dans une crise sans précédent. En ce début de saison, le groupe apparaît plus hétérogène que jamais : aucune cohésion, aucune âme collective, aucune identité de jeu.
Pire encore, la tension s’installe en interne. Face à l’IRT, Hadhoudi a tout simplement refusé de rester sur le banc, quittant le groupe en plein match, à un geste d’un irrespect total envers ses coéquipiers et le staff technique. Une scène symptomatique du malaise profond qui mine le vestiaire.
Après quatre journées sans la moindre victoire, le constat est alarmant. Le DHJ, qui a recruté pas moins de 17 joueurs cet été, donne l’impression d’avoir misé sur la quantité plutôt que sur la qualité. Une gestion brouillonne, presque amateure, indigne d’un club évoluant en Botola Pro.
Sans vision claire, sans stabilité, sans projet sportif cohérent, le Difaa court tout droit vers une saison de tourmente. Le public doukkali, lui, ne demande qu’une chose : que son club retrouve enfin ce qu’il a perdu, une âme et une direction.
Abdellah Hanbali

