La Cour d’appel d’El-Jadida a condamné un quadragénaire a huit ans de prison ferme pour agression sexuelle sur une mineure de 14 ans.
Les faits survenus a Sidi Bennour ce sont deroulés dans ces maisons divisées en chambres oû cohabitent familles, célibataires et inconnus, liés seulement par la précarité.
Selon l’enquête, une jeune fille vivait avec sa sœur au sein d’une chambre louée avec sa soeur au sein de cette habitation commune.
Un après midi, l’accusé s’est introduit chez elle, et malgré sa résistance l’a agressée sexuellement. Arrêté peu aprés par la police judiciaire, l’homme a d’abord nié avant d’avouer face aux preuves et au témoignage accablant de la victime.
Mais derriere ce crime, se cache une réalité sociale bien plus vaste: celle de ces lieux oû la pauvreté contraint des femmes, des enfants, des étudiants à partager, cuisines, toilettes et …angoisses avec des inconnus.
Des espaces sans intimité ou la proximité devient une menace, ou le danger rôde derriere chaque porte, oû des personnes refoulées, frustrées,, dangereux…guettent la moindre faille
Car dans ces lieux ou toute se partage: couloir, cuisine, toilette, il suffit d’un regard mal Sainte ou d’une porte mal fermée pour que l’innocence bascule dans l’horreur.
À El-Jadida, comme ailleurs, ces drames rappellent que la pauvreté n’est pas seulement matérielle, elle est aussi sociale, morale et sécuritaire. Derriere chaque mur décrépit, il y a une histoire, une détresse une vie fragile…Et que tant que ces espaces continueront d’abriter des inconnus contraints à cohabiter sans protection ni contrôle, d’autres drames surgiront encore dans le silence et …l’indifférence.
Abdellah Hanbali
