Pour juger de la valeur d’un bon père de famille, il faut l’observer à l’œuvre : comment il dirige son foyer avec doigté, comment il garde le cap malgré les tempêtes financières. Cette image s’applique parfaitement à deux figures emblématiques du Difaâ : deux anciens présidents Taoufiq et Haj Kamel.
À une époque où les caisses du club étaient presque vides, ces deux hommes ont su puiser dans leurs ressources personnelles et dans leur charisme pour insuffler une dynamique nouvelle. Sans moyens, mais avec une foi inébranlable, ils ont réussi à galvaniser les joueurs, à leur donner envie de se surpasser, à croire en l’écusson et à faire vibrer les tribunes.
Ironie du sort, ces années dites de « vaches maigres » sont aujourd’hui évoquées par les Jdidis comme un véritable « âge d’or ». Car derrière les résultats probants et la métamorphose du club se cachait une vision, une stratégie, et surtout, une passion incarnée par deux hommes dont l’héritage continue, à ce jour, d’inspirer.
Par: Abdellah Hanbali
