Quand le “Wa Difaâ Ztorotot” faisait battre les cœurs

Photo inédite, chargée d’âmes et de souvenirs. Debout au centre, l’ancien entraîneur du DHJ, le mythique Paul Ortz, à ses côtés feu Ssi Mohammed Boukri, infatigable entraîneur-formateur des jeunes, toutes catégories confondues, et son ami, autre pilier discret mais essentiel du club, feu Al Kadmiri. Trois silhouettes, trois destins, une même foi dans le maillot vert et blanc.
Autour d’eux, des visages juvéniles, presque enfantins. À les voir ainsi, on peine à croire qu’ils étaient déjà chez les seniors, ou tout juste au seuil de ce monde exigeant. Le temps a fait son œuvre, mais la mémoire, elle, résiste encore, s’accrochant aux noms comme à des balises contre l’oubli.
Accroupis au premier rang, de gauche à droite : Hassani Jilali, Khomssi M., Ouazzani, Bentouila Najib.
Au deuxième rang : feu Abdelkader, fervent supporter au cœur plus grand que les tribunes, Benbiyi A., Bensar A., El Karchani A. (Chicha), Bensalem El Alami, feu Paul Ortz, feu Mohammed Boukri, Dezzaz M., feu Haj Kadmiri.
Et au dernier rang, de gauche à droite : Magrouh Ahmed (Baba), Hammou, Chouhdi Redouane, Nejmi B., Hassani Mohammed.
C’était une époque où les encouragements se résumaient à un seul refrain, simple et sincère, scandé à pleins poumons : « Wa Difaâ Ztorotot ». Pas de slogans sophistiqués, pas de mise en scène. Juste des voix, des mains battant la mesure, et une équipe qui avançait, portée par une ferveur pure, presque naïve. Et tout marchait, naturellement, comme sur des roulettes.
Aujourd’hui, cette photo n’est plus seulement une image. Elle est une passerelle vers un temps où le football se vivait avec le cœur avant de se penser avec la tête. Une époque où les hommes passaient, mais où l’esprit demeurait.
Nostalgie, quand tu nous tiens… tu ne serres pas la gorge, tu réchauffes l’âme en ces temps maussades.

Abdellah Hanbali

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