L’émission « Terre des cultures » diffusée sur la Radio marocaine Chaîne Inter culture jeudi 28 août 2025 à 19 heures 30 fut consacrée à un entretien avec le chercheur Mustapha Jmahri au sujet de la Cité portugaise de Mazagan à El Jadida, patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2004.
En effet, ce chercheur, auteur-éditeur de la série « Les cahiers d’El Jadida », avait publié, en 2012, en commun avec son collègue Christian Feucher (ancien d’El Jadida) un ouvrage intitulé « Mazagan, patrimoine mondial de l’Humanité » considéré comme le premier et le seul ouvrage disponible à ce jour à la disposition des lecteurs sur ce monument historique. Cet ouvrage préfacé par le poète jdidi Jean-Louis Morel est illustré de photos par un troisième ancien de Mazagan, Jean-Pierre Guilabert.
Interviewé par la journaliste Mouna Benameur, l’écrivain Mustapha Jmahri, a expliqué que la ville portugaise de Mazagan, première fortification portugaise bastionnée, offre un exemple unique des influences croisées entre les cultures européenne et marocaine du XVIe au XVIIIe siècle, telles qu’elles apparaissent clairement dans l’architecture, la technologie et l’urbanisme de la ville. La candidature du site de « la ville portugaise de Mazagan (El Jadida) » a été examinée par le Comité du patrimoine mondial lors de sa 28e session tenue à Suzhou, en Chine, du 27 juin au 8 juillet 2004.
La Cité portugaise à El Jadida et la citerne souterraine qu’elle abrite sont classées au patrimoine mondial de l’Unesco depuis le 30 juin 2004.
La cité de Mazagan resta en ruines jusqu’en 1820 lorsque le sultan Moulay Slimane voulut se servir à nouveau du port. Selon Henri Terrasse, il faut attendre l’avènement de Moulay Abderrahmane qui donna à son neveu, Sidi Mohamed ben Ettayeb, la charge des Doukkala afin de remettre tout en ordre.
Depuis lors, le port d’El Jadida rendit de précieux services au Royaume du Maroc dans ses échanges avec les pays d’Europe et des Amériques. Il fut l’un des huit ports marocains ouvert aux Européens.
En 1912, l’occupation française d’El Jadida amena l’extension rapide de la ville que le maréchal Lyautey qualifia de « Deauville marocain ». Les services historiques du Protectorat se préoccupèrent de la restauration de la forteresse.
Mustapha Jmahri a également révélé l’histoire ignorée de la spoliation de la citerne portugaise par l’épouse du consul belge à Mazagan, pendant une trentaine d’années de 1889 à 1916. Le chercheur Mustapha Jmahri a découvert cette affaire dans les correspondances manuscrites de Joseph de Maria, vice-consul belge à Mazagan. Il s’agit de deux registres écrits à la main. Ce chercheur fit don de ces registres avec d’autres documents aux « Archives du Maroc » à Rabat, le 21 juillet 2022, où les chercheurs peuvent dorénavant les consulter.
Envoi M. B
Chaîne Inter Culture interview Mustapha Jmahri sur la cité portugaise de Mazagan
