Une sous-espèce chez les Al Saoud? Petite bonne en Arabie Saoudite: Sévices, esclavage et couardise!

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Par :Mouna Achiri espacemre

On les avait oubliées celles-là. Des Marocaines, jeunes et jolies, contraintes de s’expatrier en Arabie saoudite, parce qu’on leur a fait miroiter le miroir du gain aux alouettes, et qui ont trouvé, contre toute attente, une réalité abominable. Parties à l’eldorado pétrolier avec des contrats de travail pour employées domestiques, chacune portant le fardeau d’une existence précaire et pleine d’espoir en des jours meilleurs pour  leur famille, elles vivent des atrocités au quotidien, dépourvues de leur passeport, parfois de salaire, traitées comme des rebuts, affamées, injuriées, battues, violées et Dieu sait quels autres sévices que les médias ne nous ont pas rapportés.

A propos de médias, c’est justement la dernière vidéo d’une jeune femme en larmes qui dénonce les mauvais traitements infligés par son mari saoudien qui a remis sur la sellette le problème endémique des immigrées converties en esclaves. Lamia a débarqué en Arabie Saoudite suite aux conseils de celui qu’elle a rencontré sur le net et qui l’aurait forcée à l’épouser, comme elle l’affirme dans sa vidéo. Le bourreau lui aurait fait subir toutes les humiliations imaginables allant du proxénétisme au séjour en asile psychiatrique en passant par la geôle, tout cela parce qu’elle aurait osé s’insurger contre sa condition, dans un pays où le mâle est un vrai Zeus disposant de son olympe comme d’une poupée en chiffons…

D’un autre âge…

Mais au-delà des châtiments barbares qu’elle dénonce c’est surtout l’absence de collaboration et d’assistance du côté du consulat du Maroc sur place qu’elle décrie. Représentation diplomatique à laquelle elle aurait demandé soutien mais qui aurait refusé d’intervenir, toujours selon ses aveux. Si ce n’est pas pour prêter main forte à ses concitoyens quelle utilité aurait un consulat ?

Lamia est la dernière d’une longue liste de personnes promises à un bel avenir professionnel dans le pays wahhabite mais qui vivent des atrocités de leurs employeurs et employeuses qui donnent ainsi l’impression de se venger d’un tort que nos filles ne leur ont pas fait. A moins que ce soit une revanche sur la popularité des filles marocaines parmi ces noceurs de saoudiens…Celles qui ont réussi à dénoncer leur calvaire ont toutes la même requête : être rapatriées au Maroc. Est-ce trop demander ? Ou est-ce plus compliqué que cela ? Lamia rappelle le cri de détresse  de Khadija, la jeune fille de Benguerir kidnappée et violée par 8 énergumènes, qui a fini par s’immoler quand ses ravisseurs l’ont menacée de diffuser des vidéos du viol si elle ne retirait pas sa plainte.

Amal, dans sa vidéo, émet le souhait de mourir dans les bras de sa fille qu’elle n’a pas revue depuis son départ en Arabie saoudite. Qu’est-ce qui l’empêcherait de suivre le tragique destin de Khadija ? Des secours, qu’on l’arrache à son supplice quotidien et qu’on l’aide à retourner auprès des siens témoins de la fameuse vidéo.

Le ministère des Affaires étrangères avait annoncé la fin des contrats de travail de toutes ces femmes domestiques en Arabie saoudite pour les marocaines mais est-ce suffisant pour changer la situation de toutes ces femmes abusées et désabusées par un système judiciaire qui fait la part belle à l’homme et qui reste trop occupé par le souci de faire respecter ses coutumes préhistoriques que par le respect des droits humains…

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