Un match de Football à la plage d’El-Jadida

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Par: Tarik BOUBIYA

Il est 17 heures 20 minutes, au quartier LALLA ZAHRA d’El Jadida dans la rue 109, le groupe des « gauchers » est enthousiaste à l’idée de jouer contre leurs voisins les Bentoumi de la ruelle voisine.

Toute la tribu est là, Hassan surnommé « CHAMKAR », Nassim le fils à papa du groupe, Mehdi le leader incontesté de l’équipe, le capitaine qui allie intelligence et noblesse dans le combat, ainsi que le gardien et coach de la troupe Abdallah, alias « zmagri ». Du haut de ses un mètre quatre vingt dix Abdallah est le dynamo, l’infatigable le stratège du quartier, celui qui a gardé durant les années 70 les buts de la mythique équipe de la ville d’El Jadida : le Difaa Hassani Jadidi .

C’est TARIK le Banquier qui leur a arrangé la rencontre au café Deauville autour d’un café « cassé » avec son ami Pascal, un fêlé du Barça. L’idée d’une rencontre de football entre les jeunes des deux rives de la rue 109 est venue toute seule comme le reste.

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Tout est question de spontanéité, par ici les gens vivent au gré des circonstances et un peu par la faute du hasard, certains vous diront le mektoub, le hasard lui, chacun le fabrique par son propre « stoune ». Assis au café « Face à la mer », ils étaient entrain de s’extasier sur les exploits du Barça et de son Messi, le joueur qui a fait oublier au monde entier le prodige  Maradona. Le match est prévu pour le samedi suivant, à dix heures du matin. Hassoune surnommé BABA à cause de sa ressemblance avec le joueur jdidi de l’équipe nationale marocaine championne d’Afrique de 1976, se chargera de réserver le terrain sur la vaste plage de la corniche. Il devra se rendre sur les lieux deux heures à l’avance, attendre que la marrée soit suffisamment basse, tracer l’espace de jeu par un long bâton, installer les poteaux et les filets sans oublier de ramener le sac contenant les maillots des deux adversaires. Il empochera ainsi à l’entame de la partie les 50 dirhams qui lui a promis Abdallah « zmagri », le mécène de la rue 109. Pendant ce temps là une flottille pacifique de six bateaux se dirigeait vers le port de gaza pour délivrer les habitants de la ville martyre de l’étouffement terrien aérien et naval imposé depuis 4 ans par l’occupant israélien….

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