Sport: la triche, une culture…

Aziz Daouda

Par : Aziz Daouda

Après une semaine à Malabo en Guinée Équatoriale parmi des gens aimables et souriants, à travailler sûrement et à profiter aussi et beaucoup d’une très belle nature sous des pluies équatoriales bien généreuses, qu’elle ne fut ma déception quand dans l’avion sur un journal national, j’apprenais que trois sportifs nationaux qualifiés pour les prochains jeux olympiques étaient confondus de dopage: deux en boxe et une en Taekwondo ! Navrant!

Je pensais sincèrement ces disciplines loin de ces pratiques et à même de nous valoir quelques satisfactions, ce qui explique que

je suis encore sous l’emprise de la déception, du dégoût et de la colère d’une telle affaire… tout simplement dégradante.

De tels actes sont on ne peut plus graves pour la réputation du pays, de son sport et de sa jeunesse.

Qu’une discipline sportive unique soit contaminée, on peut toujours objecter qu’il s’agit d’un fléau circonscrit et que l’on soit entrain de corriger l’anomalie.

Que trois disciplines sportives le soient en même temps, c’est beaucoup. Ca devient préoccupant.

Aujourd’hui nous avons donc et de manière officielle, deux boxeurs et une Taekwondiste confondus de dopage et c’est inadmissible.

Le dopage est interdit. Le dopage, c’est de la triche.Il faut que tous ceux qui s’adonnent au dopage, le pratiquent, ou en font un commerce, sportifs : dirigeants et autres, sachent que c’est de la triche et que tôt ou tard celui ou celle qui se dope, finit toujours par se faire attraper.

Tous ce que vous mettez dans votre corps laisse des traces.

A peine on a commencé à oublier, sans jamais les accepter, ces images invraisemblables de footballeurs enfumés de chicha dans des postures inacceptables pour des sportifs de haut niveau, voilà le dopage qui refait surface et cette fois dans deux disciplines nouvellement contrôlées.

Ce n’est pas la meilleure image que l’ont puisse donner de notre sport.

Quelle exemple donne-t-on à la jeunesse du pays, quand celle ci est en face d’idoles sportives qui fument et d’autres qui se dopent?

On sait notre sport malade. On le sait englué dans une médiocrité jusqu’ici incontournable.

On le sait improductif, mais on ne le veut pas sale.

Dans un autre journal électronique celui ci, il était question des 3400 cas de triches avérées au baccalauréat. C’est énorme. Je ne peux pas ne pas faire de parallèle et de liens entre les deux situations.

Ne devrions nous pas nous poser la question quant à cette culture de la triche qui se répand et s’installe comme un véritable mode de fonctionnement?

Les bacheliers comme les sportifs sont des élites de la société. Des exemples pour la jeunesse.

Que vaut un baccalauréat obtenu en copiant?

Que vaut un titre africain ou une qualification aux jeux olympiques obtenus en trichant?

Rien du tout.Zéro.

Une fois encore, c’est une véritable crise de valeurs que nous vivons et seul le respect de valeurs communes peut garantir à notre nation une pérennité, un avenir et une image rayonnante. Cela passe par la voie de la famille, celle de l’école et sûrement aussi celle du sport.

Cette conjoncture nauséabonde se dessinait depuis longtemps et aujourd’hui elle ne fait qu’empirer, car en face, il n’y a pas d’actions correctives véritables, ni de mesures efficaces. Il n’y a que des effets d’annonce et de la communication fallacieuse et trompeuse.

Aujourd’hui, une part importante de notre jeunesse n’a pas de repères et se perd dans les méandres de la médiocrité, de l’imbécilité et de la triche.

Notre jeunesse et de plus en plus tricheuse et violente et qu’on ne dise pas qu’il ne s’agisse que d’actes ou de situations isolées.

C’est une véritable tendance qui est entrain de s’installer durablement et contre laquelle il faut sévir certes pas des enquêtes policières approfondies et par l’application de la loi, mais aussi et surtout, en  nous posons les vraies questions sur le présent et le devenir de notre société.

Ce n’est qu’ainsi que l’on mettra en face des problèmes, les vraies solutions si l’on veut ne plus avoir de tricheurs parmi les jeunes, comme parmi les adultes.

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