Session ordinaire d’octobre à Moulay Abdellah et Rejet incompréhensible du budget communal

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Par Azzedine Hnyen    hnyen55

Alors que plus rien ne le laissait croire et contre toute attente, à la grande surprise des âmes démocrates, vingt (20) conseillers sur trente cinq (35) ont rejeté le projet du budget financier de la CR de Moulay Abdellah dans sa deuxième lecture le 10 novembre 2016, lors de la tenue du deuxième round de la session ordinaire du mois d’octobre. On y trouve le 1er  vice-président qui a veillé personnellement sur la préparation du dit projet  (sic) et trois autres vice- présidents, qui avaient participé à son élaboration ont, eux aussi, voté contre (resic)… Allez y comprendre quelque chose !

Lors du 1er round, tenu le 27 octobre, les membres du conseil avaient considéré que les recettes communales de l’ordre de 83.920.167,40 DH étaient au-dessous des ambitions du conseil et qu’elles n’égalaient pas celles de l’exercice 2016 qui étaient de l’ordre de 93.162.442,91 DH. De ce fait, la session avait été reportée jusqu’à l’amélioration des recettes. Cette raison n’était, en réalité, qu’un prétexte pour entraver le cours normal de la gestion de la commune.

Pourquoi ? Si l’on fait une comparaison intelligente et responsable entre les recettes communales de 2015 et 2017, on s’apercevra qu’elles sont presque pareilles. Et si elles étaient plus élevées en 2016 c’est grâce à la subvention de l’ordre de 9.242.275,51 octroyée par l’ONEEP à la commune, dans le cadre de réaménagement de  11 douars de la commune.

Ce report a permis, cependant, un recouvrement de 350 millions de centimes auxquels s’ajouteront 150 autres, d’ici la fin de cette année, qui renfloueront le budget de la commune. Ce dont s’est réjoui le 1er vice- président,  Bouchaib Benrhannou, connu sous le pseudonyme Daynasore, à l’ouverture du 2ème round comme il a saisi l’occasion pour faire les éloges de la commission financière, des fonctionnaires et des autorités pour le colossal travail accompli dans le recouvrement des recettes de la commune en un temps serré. Mais à la surprise générale, il fut le premier à voter contre  l’approbation du budget financier. 17 autres conseillers lui emboitèrent le pas. Dont trois autres vice-présidents qui avaient veillé, pourtant, sur la préparation du dit budget.

Une douche froide qui gela le président de la commune, les membres de la majorité et les autorités locales représentées par le chef de cercle et le caïd de la commune. Bien sûr, les citoyens, qui étaient nombreux à attendre le verdict de la session, vu les espérances et les espoirs émis pour la réalisation de nombreux projets sociaux en faveur de la commune et de la  communauté, ont vu leurs rêves  s’évaporer par la faute de conseillers inconscients et malintentionnés aux visées irresponsables.

De ce comportement louche, il apparaît nettement que l’intention escomptée est de paralyser la gestion de la commune pour une destitution du président pour incapacité de gérer. Le postulant à ce poste n’est autre que le 1er vice-président appelé communément Daynasore.

Illettré et sans le sou, il est devenu, par enchantement, l’un des plus grands notables de la région. Exploitant son statut de conseiller et sa proximité des différents présidents qu’il avait côtoyés, il a excellé dans les constructions illicites pour la réalisation, illégalement, de projets commerciaux pour son propre compte. Se plaisant dans cette activité fort bénéfique, il a servi,  également, d’intermédiaire (rémunéré bien sûr) entre les  citoyens, dans un embarras quelconque,  et l’administration.

La dernière en date de ses extrapolations est sa location d’un soit disant dépôt, bâti illicitement en 2012, à la société à laquelle est déléguée la collecte des ordures de la commune. Ce pseudo dépôt, ne disposant que d’un mur de clôture, a bénéficié subitement d’un raccordement en eau et en électricité. La société lui a été délivrée, par contre,  une autorisation d’exploitation suite à un PV douteux et qui ne porte ni l’entête de la commune, ni de numéros, ni le sceau d’un cachet. Ce conseiller, abusant de son pouvoir de responsabilité, a  réussi à  forcer la société à louer son local nu et à bénéficier du raccordement en eau et en électricité. Ce qui n’est pas permis aux autres citoyens ayant construit leurs demeures en 2011, du temps du printemps arabe. Pourquoi donc lui et pas ses co-citoyens ? Serait-il exceptionnel ?

Un autre, très connu dans le milieu doukkali par son diabolisme et loin de la gestion directe dans la commune, tire les ficelles et manœuvre pour une déstabilisation de la majorité en exploitant la naïveté du 1er vice-président et des autres membres. La face cachée de son complot, pour les avisés, est de s’accaparer, le moment propice,  du siège de la présidence une fois évacué. Or, et pour rappel, ce dit conseiller en a été destitué du temps du 1er gouvernement de l’alternance de Si Abderrahman Youssoufi pour malversations, irrégularités, abus de pouvoir et dilapidation des deniers publics. Pire encore, à sa destitution il a été condamné à purger une peine d’emprisonnement  de 4 ans pour malversations, irrégularités et dilapidation de deniers publics quand il était président d’une autre commune avoisinante, celle d’Ouled Hcine.

A .B, surnommé le renard, multiplie les complots et manœuvre pour destituer le président afin de le remplacer.

Les autorités de tutelle se doivent de réagir et d’agir pour préserver les intérêts de la commune et de ses habitants. On ne pourrait tolérer des corrompus et des gangrènes agir dans le mauvais intérêt pour qu’ils assouvissent leurs uniques appétits.

 

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