Plus que jamais…l’insécurité règne à El-Jadida

Entre une réalité « palpable » ayant trait à l’insécurité galopante dans notre ville et « les communiqués apaisants » de la police, publiés via certains sites électroniques locaux, le fossé est énorme. Ce qu’on nous propose à lire pour finir par y croire, s’avère aux antipodes du vécu des citoyens.

Pour ne se focaliser que sur ce « satané » mois d’octobre, El-Jadida a tout d’abord été secouée par la tentative d’assassinat et à coups de revolver, d’une mère et de sa fille.

Le tireur dont les deux balles n’ont fait qu’effleurer les deux victimes et qui s’est suicidé quelques minutes après son forfait s’est avéré être un officier de la police.

Après, c’est « la femme au marteau » qui a focalisé la scène, en semant la terreur dans le quartier de Hay Al Matar et environs.

Le lendemain du coup d’envoi de la 13 ème édition  du salon du cheval, donné par le Prince Moulay Al Hassan, une rixe a lieu entre deux marginaux. L’un d’eux s’aide de son chien féroce et la victime a été, presque « bouffée cru ». Il a fallu l’intervention d’un policier, ayant accouru sur les lieux de ce crime pour tirer sur le chien et épargner la victime. Une victime qui a rendu l’âme, quelques jours plus tard.

 Que la criminalité fleurit à El-Jadida, comme jamais auparavant, est un fait indéniable. Les faits parlent d’eux-mêmes : assassinats, agressions, vols, viols…sont devenus le quotidien des citoyens.

Chaque opportunité, aussi minime soit-elle, constitue aujourd’hui, l’aubaine tant attendue par certains marginaux  pour extérioriser et donner libre cours à  leurs impulsions criminelles: match de foot, « fête » de « Hlillou »,

d’Achoura…

Au début de cet été, on a même un « mcharmal », dansant, sabre à la main, sur le toit d’une fourgonnette de police, sans que personne n’ose le neutraliser…

Ce manque de respect, qu’on constate de plus en plus, envers le corps policier, est encouragé, en grande partie, par une police qui ne fait que très rarement, usage de ses armes.

Le travail, l’abnégation, le sacrifice, le courage… et une tolérance zéro envers les criminels, C’est à ce prix que l’on peut rendre notre ville paisible et sereine, comme elle l’a toujours été par le passé.

Les choses ne sont pas aisées sur le terrain, certes. Mais elles ne le sont pour personne, d’ailleurs. Cependant, l’insécurité ambiante dans la ville l’exige. Et ce, pour le bien être de tous.

Abdellah Hanbali

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