Plus d’une trentaine de jeunes arrêtés dans des cafés à Sidi Bouzid et Moulay Abdelah

Une dizaine de jeunes arrêtés à Sidi Bouzid dans la soirée du samedi à dimanche, après la rupture du jeûne et pas moins de 20 autres, ont connu le même sort à Moulay Abdellah.

Il ne se passe pratiquement plus une seule nuit, sans que des jeunes soient arrêtés dans des cafés ouverts « clandestinement » après la rupture du jeûne.

Certes, c’est grâce à des indics que la gendarmerie parvient le plus souvent à être au courant de tels faits, mais là n’est pas l’essentiel.

Ce qu’il faut retenir de ces arrestations qui ont lieu, jour après jour, depuis le début de ce mois sacré, c’est qu’aussi bien les patrons de ces cafés, que tous ces jeunes, résistent aux lois imposées par le gouvernement et refusent à obtempérer.

Des lois, certes, de plus en plus impopulaires et qui semblent mésestimer voire méconnaitre avec exactitude, les retombées économique de telles décisions, sur certains  citoyens et certains secteurs.

Plus d’un an de sacrifice et le bout du tunnel n’est toujours pas en vue.

Et aujourd’hui, plus qu’aucun temps par le passé, entre le risque de mourir du Covid ou de faim (faillite), certains ont fini par faire leur choix et… advienne que pourra.

Rappelons que la Tunisie avait pris la même décision que le Maroc, à savoir la fermeture des cafés pendant le ramadan. Seulement, après mûres réflexions, elle est revenue sur sa décision pour autoriser l’ouverture des cafés jusqu’à 22h.

  • Alors pourquoi au Maroc aussi ?
  • Pourquoi interdire les prières des Tarawih et autoriser la prière du vendredi ?
  • Pourquoi interdire les rassemblements pendant des mois, pour autoriser la fête moutons et tout ce qui s’en suit : bousculades dans les souks (rahba), dans les trains, les bus…?
  • Et y-t-il plus de bousculade et de monde dans un café que dans un bus ou un Tramway ?

Quelques échantillons et rien d’autre, pour démontrer le côté aléatoire de certaines décisions… et les ravages économiques qu’elles occasionnent dans certains secteurs.

Après plus d’un an de sacrifices, il y en a qui n’en peuvent plus.

El Jadida Scoop

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