Pardon El Jadida, cette fois…Je parle amour et non patrimoine

Se peut-il qu’il existe encore chez nous, à El Jadida, des sans cœur ni âme qui osent avilir les symboles de l’amour, de la joie et des festivités pour les réduire en un tas de ruines bons seulement pour recueillir les déchets des poubelles.

Pour ceux qui n’arrivent pas à décoder mon introduction, je porte à leur connaissance que je commente l’ancien siège de la municipalité qui est livré à l’abandon de nos jours, alors qu’il avait fait palpiter tant de coeur et versé des coulées de larmes de joie du temps où il représentait la salle de mariage, la salle où naît le bonheur des unions, où fusent les soupirs de joies et où se scellent les lèvres dans un premier baiser officialisé et en plein public invité à la cérémonie.

Même les larges escaliers qui trônent au centre du bâtiment et qui mènent à la salle de mariage, située au premier étage, incitent au temps festif, puisqu’on les avait

conçu sous la forme d’une coupe de champagne avec tout ce représente comme significations ce vin effervescent réservé pour les meilleurs et grands événements.

Je ne parlerai pas patrimoine dans ce billet, puisque je sais que quelque part dans cette ville ce noble mot devient pour certains, synonyme d’agressivité de la part de la société civile qui cherche à le protéger.

Je me contenterai d’imaginer combien de couples, la gorge nouée par la joie et l’émotion avaient dit « Oui j’accepte ». Combien étaient elles ces jeunes mariées, élégantes en robes blanches, un bouquet à la main, l’autre tenant affectueusement leur élu avaient descendu ces larges marches sous les flashs des photographes, pour aller à la rencontre de l’avenir.

 Enfin, je m’interroge encore, se peut-il qu’il existe encore chez nous, à El Jadida, des sans cœur ni âme qui osent gommer tous ces symboles d’amour, de joie et bonheur?

Je n’ai pas de réponse.

Chahid Ahmed

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