Où est ce qu’on appelle le bonheur?

  On est tous à sa recherche, sans savoir le définir. Alors, que cherche-t-on? le bonheur n’est pas communément définissable, on court derrière un mirage. Pourtant on ne cesse d’en parler. Il est sur toutes les lèvres, dans tous les livres, meublant tous les vœux, motivant tous les efforts, excitant les désirs, les sens et les cœurs. C’est une quête absurde, qui n’a ni fin, ni finalité. Albert Campus avait conclu l’un de ses essais les plus célèbres par cette phrase:((Il faut imaginer Sisyphe heureux!))voulant souligner l’absurdité de l’existence par un semblant de bonheur. Mais, cette philosophie reste impuissante pour expliquer le phénomène. Au contraire, elle nous plonge dans un pessimisme effrayant, qui accentue notre malheur.

  Je pense qu’il faut dépasser cette notion du bonheur, qui n’est qu’un leurre qui nous donne une envie de survie et un goût à la vie. puisque, malgré toutes les difficultés que l’on rencontre pendant notre existence sur terre, on essaie, tant bien que mal, de les résoudre pour se maintenir en vie. Et s’il doit y avoir un bonheur, c’est là qu’il doit résider. Et je pense aussi qu’à côté de cet attachement instinctif à la vie, qui consiste à nourrir son corps et à l’entretenir et le soigner, il est indispensable d’ajouter une touche de spiritualité pour satisfaire son âme, car c’est elle, en définitive, qui inspire et respire ce qu’on appelle le bonheur. La preuve est qu’il y a ,parfois, des misérables heureux et des richissimes malheureux, et de manière surprenante. Et c’est pourquoi on parle d’états d’âme, à ce sujet.

  Par El Assad Abdelkrim.

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