Mustapha Jmahri anime une rencontre au master « Dynamiques urbaines »

Dans le cadre du master « Les dynamiques urbaines et le changement social » de la Faculté des lettres et des sciences humaines d’El Jadida, le chercheur Mustapha Jmahri est intervenu, mercredi 9 novembre 2022, en arabe, sur le thème «La mémoire et le terroir : approches sociologiques ».

Au début de la rencontre, l’universitaire Abdelmajid Noussi, professeur du cours «Sémiologie de la ville » au sein de cette faculté, a présenté l’invité, un chercheur indépendant qui contribue depuis une trentaine d’années, à travers son projet « Les cahiers d’El Jadida », à enrichir la connaissance historique et sociologique sur la cité d’El Jadida et la région de Doukkala. Il a également précisé que cette animation a pour but d’ouvrir les étudiants sur une nouvelle expérience de recherche de terrain qui essaie d’appréhender la ville comme mémoire et terroir à la fois.

 Prenant la parole, Mustapha Jmahri a tout d’abord présenté un aperçu sur son projet éditorial « Les cahiers d’El Jadida » lancé depuis 1993 suite à sa participation à l’atelier d’écriture intitulé « L’écriture et la région » initié par feu Abdelkebir Khatibi. Il a ensuite noté qu’il s’agit dans son intervention d’approches sociologiques et de réflexions tout à fait accessibles au débat et susceptibles d’être constamment enrichies par d’autres contributions et apports notamment de la part de doctorants.

Il a également mis l’accent sur la recherche de terrain et la rencontre de personnes ressources en tant qu’outils qui sont à même de pallier le manque de la documentation écrite.

Par la suite, l’intervenant a esquissé devant les étudiants quelques exemples de ses travaux publiés sous forme de livre ou d’articles parus dans le mensuel d’histoire Zamane. Ainsi quatre volets ont été successivement analysés : les unions mixtes entre les colons européens et les femmes musulmanes en Doukkala, le moussem juif disparu à Ouled Jerrar, les métamorphoses de la banlieue rurale d’El Jadida et, enfin la question sur la nature de la culture qui émane de la cité depuis sa création en 1820. 

Abordant ce dernier volet, Mustapha Jmahri a souligné que la cité est détentrice d’une culture propre qui, elle aussi, a connu des nuances, des transformations et des acculturations. Selon ce chercheur, il y eut d’abord, à la création de la ville au XIXème siècle, une culture basée sur les principes du travail et de l’initiative, puis, dans les années cinquante du siècle dernier, une culture francophone moderne et dominante et enfin, dans les temps présents, on peut parler, selon le chercheur, d’une situation de coexistence de plusieurs cultures à la fois.

A la fin de la séance, un échange entre l’intervenant et les étudiants a eu lieu sur les différents aspects discutés. La séance fut suivie par une distribution, à titre gracieux, de plusieurs ouvrages de la série « Les cahiers d’El Jadida » publiée par l’auteur, au groupe d’étudiants présents.

Correspondance particulière

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