« Si j’était président à l’époque, je n’aurai jamais signé ces contrats de mise à niveau de la ville d’El-Jadida, à ces prix… », déclara le président Jamal Benrbiâ lors d’une conférence de presse.

conf

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Photos: Abdou Badou

Un point de presse a eu lieu au club de tennis, dans la soirée du vendredi 03 juin. L’invité du jour ne fut autre que Jamal Benrbiâ, président du conseil municipal,  qui a fait quelques éclaircissements à propos de sa gestion actuelle,  sa vision future et des divers problèmes et embûches qui  freinent son conseil, de temps à autre dans son élan, le retardant  à exécuter le programme pour lequel il estime avoir  été élu par les habitants jdidis.

Jamal Benrbiâ a tout d’abord parlé des problèmes liés aux parkings d’El-Jadida et la situation de statu-quo qu’ils connaissent depuis des années.

En effet, une sorte de mafia avait réussi depuis des lustres à mettre main basse  sur ces places et ne veut à aucun prix les laisser filer aujourd’hui, entre ses doigts.

Elle a réussi à réunir   les gardiens de la ville au sein d’une  association qui semble avoir pour unique but,  empêcher tout contrat avec une quelconque société, tout en  refusant de faire la moindre offre valable au conseil .

C’est ainsi que de 139 millions de centimes, le conseil actuel a réussi à en recevoir une première offre de 239 millions de centimes au début de l’année, puis 210 millions et les dernières enchères sont prévues pour le 15 juin de cette année.

A chaque fois, la société ayant remporté le marché a  préféré jeter l’éponge tout en y abandonnant son dépôt de garantie,  suite aux intimidations de la dite association des gardiens.

Un dépôt de garantie assez dérisoire, faut-il le rappeler et qui nécessite « la collaboration », au préalable, de certains fonctionnaires du « circuit ». Car plus les sessions passent et plus les « clients potentiels » abandonnent et …plus les prix baissent. Un technique bien rodée, qui peut faire gagner à ses auteurs en peu de temps,  des dizaines voire des centaines de millions de centimes, selon les marchés.

La prochaine séance du 15 juin,promet donc, d’être décisive selon le président, qui a promis de  prendre un tas de mesures préventives pour la faire aboutir.

D’autre part,  Hay Al Matar qui devait permettre à la commune d’El-Jadida de bénéficier de quelques hectares de terrains pour résoudre les multiples problèmes qu’elle rencontre dans sa gestion des affaires de la ville : cimetière, M’sallah, terrains de proximité, gare routière, espace vert…voire un meilleur emplacement pour les marchands ambulants, que la proximité de la cité portugaise, n’a finalement bénéficié qu’à des sociétés de constructions immobilières, ne léguant  à la commune …que  routes défoncées, électrification défaillante…

Municipalité d'El Jadida

Aussi, le partenariat qui devait avoir lieu avec la commune de Moulay Abdellah pour la vente de 50 hectares, à environ 50 DH le mètre carré, n’a pas été  concrétisé, lors des  précédents mandats, des multiples conseils communaux qui se sont succédé à la tête de cette ville. Les raisons sont diverses, mais pas toujours convaincantes. Aujourd’hui,nous sommes entrain de payer ces erreurs du passé. Le mètre carré de ces hectares qui auraient pu constituer un ballon d’oxygène pour notre commune, est passé aujourd’hui, de 40-50 DH à  plus de 400 DH. Un prix  hors de notre portée.

Quant à l’arrêt total des travaux, non seulement ils ont coûté cher(pour ne pas dire que les prix ont été exagérément gonflés ), selon président, mais les sociétés qui ont déjà reçu plus de 80% des coûts stipulés dans  les contrats, demandent de nouvelles rallonges, de plusieurs dizaines millions chacune, pour terminer le travail, chose à laquelle  le présent conseil a déclaré refuser catégoriquement de céder.

Déjà que  5km d’asphaltage de route soit facturée  à pas moins de 13 milliards de centimes, est absolument incroyable, d’après le président. C’est un prix qu’on ne voit nulle part ailleurs..

En ce qui concerne  l’hôtel Abouljajadayl (connu communément sous l’appellation d’hôtel Doukkala), si ses propriétaires continueront à ne pas se manifester, même après sa démolition, il y a de fortes chances que cet espace soit transformé en espace vert.

Sur un autre registre, la municipalité peine à récupérer aujourd’hui, aux alentours de 17 milliards de centimes, de reste  à couvrir…Une somme non négligeable qui lui aurait permis de régler plusieurs de ses problèmes. Cela démontre que cette institution n’est pas gérée de la meilleure façon qui soit…

Pour conclure, le président a comparé la situation actuelle d’El-Jadida à une « décharge » qui n’en tire aucun avantage de sa situation géographique, puisqu’elle se trouve « coincée » entre    la commune de Moulay Abdellah au sud, qui bénéficie de retombées économiques non négligeables en taxes et autres avantages, émanant  du complexe industriel de Jorf Lasfar et celle  d’Al Haouzia au nord, qui en tire les mêmes avantages du complexe touristique Mazagan. Quant à jdida…

conf1

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