L’ONSSA : Les conseils pour un Aid Al Ad‘ha sain

A l’approche de l’Aid Al Ad’ha, l’Office National de Sécurité Sanitaire des Produits Alimentaires (ONSSA) a dressé une liste de conseils à suivre pour assurer la sécurité sanitaire et pour que le rituel du sacrifice du mouron se passe dans des conditions saines.

Pour le choix du mouton, l’ONSSA n’autorise au sein des souks que le bétail portant la boucle d’identification spécifique « Aïd Al Adha ».

Lors de l’achat de l’animal, outre les exigences d’ordre religieux, il faut veiller à ce que l’animal soit actif et réactif, ne présentant pas de signes de maladies animales tels que la toux, la diarrhée, ou une augmentation anormale du volume de l’abdomen (météorisme), etc…

Pour l’entretien de l’animal après achat, il faut veiller à le mettre dans un endroit sûr, ne présentant aucun danger pour lui ou pour son environnement (enfants), en le gardant à l’ombre et loin des courants d’air. Son alimentation doit être exclusivement constituée d’aliment grossier (paille sèche), et d’eau propre.

Il faut cesser de le nourrir 12 heures avant l’abattage (seule l’eau peut être donnée à l’animal la veille de l’aïd), pour que l’estomac et les intestins soient moins chargés à l’abattage, afin d’éviter de souiller la viande par le passage des germes.

La personne chargée d’abattre et de préparer l’animal doit être un professionnel du secteur, sain et portant une tenue propre.

Il faut éviter d’abattre l’animal avec ses membres attachés, et éviter de le gonfler par la bouche.

Il faut également prendre toutes les précautions nécessaires durant l’abattage afin de ne pas contaminer l’animal par les impuretés de la laine, éviter de le laver avec de l’eau et s’assurer de bien nettoyer la région postérieure de l’animal et retirer la vessie et le rectum.

Le couteau et les mains doivent être bien nettoyés avant l’éviscération et l’extraction des organes.

L’estomac et les intestins doivent être retirés immédiatement après l’abattage, en évitant de contaminer la viande et en veillant à les mettre dans un récipient spécifique et propre avant de bien les laver.

Pour l’abattage de l’animal, il faut choisir un lieu propre pour l’abattage et utiliser des outils bien aiguisés.

L’inspection des organes est indispensable du fait qu’il existe plusieurs maladies dangereuses qui peuvent être transmises par la consommation des organes malades. Parmi ces maladies :

Les kystes hydatiques qu’on peut trouver au niveau des poumons et du foie et parfois au niveau du cœur. S’il s’agit d’un ou deux kystes, on peut les enlever en prenant des précautions pour ne pas les percer et consommer le reste de l’organe. S’il y a une grande infestation (plusieurs kystes étendus) tout l’organe est alors inconsommable.

La larve de taenia qui se présente sous forme de points blancs au niveau du foie ou des kystes d’eau sur la face interne du foie ou sur la graisse mésentérique. Si l’affection de l’organe est légère, on peut enlever les points blancs ou les kystes et consommer le reste de l’organe. S’il y a une grande infestation, il faut jeter tout l’organe.

La distomatose qui est une maladie qui atteint le foie et qui est connu couramment sous le nom de « Bofartotou». Si l’infestation est légère, il suffit d’un épluchage. En cas d’une infection généralisée, il faut détruire l’organe en entier.

Les strongles des poumons qui est une maladie qui atteint le poumon et se présente sous forme d’un grain de plomb au niveau de la partie inférieure de l’organe. Dans ce cas, il faut éliminer la partie atteinte.

La contamination du poumon par le sang (écophrage) : dans ce cas, il est nécessaire d’éliminer la partie atteinte du poumon ;

L’œstrose qui se présente sous forme de larves observées au moment de l’ouverture de la tête le long des narines. Cette infestation ne constitue pas un danger pour la santé du consommateur, mais ces larves doivent être éliminées.

Pour l’examen de la carcasse, sa couleur normale doit être d’un rose clair. En cas de doute concernant l’état sanitaire de la carcasse (coloration rouge foncée ou jaunâtre), il faut contacter le service vétérinaire local ou, via la page web de l’ONSSA (www.onssa.gov.ma) ou contacter le centre d’appel de l’ONSSA qui est à l’écoute du consommateur de 8h du matin à 20h.

Une permanence le jour de l’aïd est assurée pour répondre aux questions sanitaires et donner des conseils.

Le stockage des viandes :

Il faut veiller à garder la carcasse dans un endroit propre et frais environ 5 heures après l’abattage.

Ensuite, la viande peut être découpée en morceaux et stockée selon le besoin.

Le conservation doit être à une température ne dépassant pas 3°C, afin de réduire la multiplication des germes, et éviter la surcharge et le dépassement de la capacité du réfrigérateur.

Pour la congélation, la température doit être inférieure ou égale à (-18 ° C), et la viande doit être découpée en de morceaux tout en évitant la surcharge et le dépassement de la capacité du congélateur.

Certaines mesures sont nécessaires à prendre pour la conservation de la peau et la préservation de l’environnement.

En effet, après l’abattage, le lieu d’abattage et les ustensiles utilisés doivent être nettoyés avec les détergents adéquats, et les organes et parties de la carcasse non comestibles et les déchets, y compris le contenu de l’appareil digestif, sont enfouis dans le sol, hors la portée des animaux, chiens et chats (zone rurale) ou placés dans des sacs spéciaux et déposés dans un endroit adéquat, en attendant leur collecte par les services concernés.

Et pour préserver la qualité de la peau, il faut l’imbiber de sel (2 kg au moins) et la conserver dans un endroit frais jusqu’à son utilisation.

Durant la période de la fête de l’Aïd Al Adha, une permanence sera assurée par plus de 300 médecins et techniciens vétérinaires dont la liste est publiée sur le site web de l’ONSSA.

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