El-Jadida: Les chevaux, se cacheraient-ils donc pour mourir ?

Par: Alain Degans    degans

Loin des fastes du salon du cheval mais si près géographiquement du palais des congrès Mohamed VI où se déroule la manifestation qui a pour vedette le meilleur ami de l’homme, un « fait divers » met en lumière la duplicité de ce dernier dans ses relations avec l’animal.

Certes, me direz vous avec quelques raisons, il s’agit d’une situation particulière qu’il convient de ne pas généraliser…

Oui mais…

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Il est vrai que nous autres, européens, sommes admiratifs devant la relation quasi filiale entre le cheval et les marocains, admiratifs des soins apportés et la fierté qui se dégage avec juste raison de ceux qui ont en charge le bien être de l’animal force notre exaltation.

…mais, ce « fait divers » révélé alors même que s’ouvrait le salon du cheval d’El Jadida, démontre que certains ont d’autres soucis que la beauté du cheval et son bien être… A Bird Jdid, dans un haras qui plus est, un lieu dédié justement à leur bien être, les chevaux affamés, pour la plupart des Purs-sangs champions, mourraient de faim sans que cela n’émeuve outre mesure le propriétaire, un notaire, qui en acquérant le domaine avait misé surement sur un autre lucre que les chevaux…

Oui, il s’agit bien d’un « fait divers », d’une situation singulière qui nous révolte… Mais, en plein El Jadida, la capitale marocaine du cheval, existent des chevaux en pleine liberté, visiblement affamés et qui fouillent les poubelles pour subsister, sans que cela ne semble émouvoir les édiles communaux. Cela fait 8 ans que je suis jdidis et 8 ans que je vois, chaque jour ces squelettes ambulants à la dérive… Alors, l’homme, un ami des chevaux ? Allons donc !

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