Le piercing… perce au Maroc

percing1

Par : Karima Wahabi

Les jeunes marocains s’intéressent de plus en plus au piercing. Non, on ne parle pas des lobes des oreilles chez les filles. C’est de cette nouvelle pratique qui touche garçons et filles et différentes parties du corps.

C’est la super-tendance maintenant. Les branchés se font percer au nombril, aussi bien qu’à l’arcade sourcilière et le nez. On en est encore à du soft. A ce rythme on ne tardera pas à plonger littéralement dans la tendance Hard. La grande tendance internationale, c’est le piercing sur les lèvres, la langue, les tétons et pour les hyper-accros même les parties intimes avec plusieurs variantes s’il vous plaît !
Au Maroc, on n’en est pas encore à ce stade. Il est vrai que les Marocains ont toujours été familiers avec le piercing version traditionnelle. Faire percer les oreilles à leurs fillettes était un événement qui méritait festivités pour les mères. Les filles se devaient toutes d’avoir les oreilles perforées. C’est un complément indispensable pour leur féminité. Les Chorfas faisaient même percer l’oreille à leurs fils. C’était leur façon de les distinguer et de les préserver du mauvais œil. Ceci était le cas il y a quelques décennies. Depuis quatre ans, les jeunes filles se sont mises au piercing du cartilage des oreilles. Certaines se trouvaient facilement avec une succession de cinq piercings sur l’oreille.
Toutefois, pour tous ces cas, la pratique reste « sans-risque ». Le problème se pose actuellement avec cette nouvelle génération de piercing.  Ils se font au niveau des narines, du nombril et de l’arcade sourcilière. Ces interventions sont dangereuses à plus d’un titre. D’ailleurs les rares bijoutiers qui s’adonnent à cette activité le font sous le manteau. Ça se pratique «entre connaissances».Le problème c’est qu’il y a pas mal de bijoutiers qui le font  discrètement par appât du gain. L’intervention coûte de 500 à 1200 DH.

Officiellement personne n’en fait : ni médecin, ni bijoutier. Sauf que c’est toujours le voisin. C’est toujours l’autre et jamais la personne interrogée !

percing2

 Personne ne veut se faire surprendre ! La pratique est risquée, peu acceptée par notre société, mais bien rémunératrice. Les garçons n’échappent pas à la tendance. Avec une acuité moindre, nos hommes de demain, dans l’accès de modernité, se font percer les oreilles. Là, le piercing devient carrément un langage que seuls les initiés connaissent. Le piercing à l’oreille gauche est le propre des homosexuels. Les «tombeurs» le font à l’oreille droite pour souligner leur virilité débordante. Reste ceux qui le font aux deux oreilles: ce sont des travestis, explique un jeune, connaisseur et accro au piercing.

Qu’est ce qu’on ira inventer demain ?

 

 

Related posts

Leave a Comment