La démocratie communale ? C’est possible. Mais il faut la vouloir !

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El Jadida Scoop

Parce qu’on peut dire tout le mal que l’on pense des puissants qui nous imposent leurs volontés et leurs diktats sans se retrouver dans un cul de basse fosse ; parce qu’on peut élire, périodiquement, les manitous qui nous gèrent ;  en démocratie, on nous dit qu’on a de la chance et qu’on devrait s’estimer heureux.

Or, la liberté d’expression, les élections attestent, seulement, qu’on ne vit pas dans une dictature.  Pas que l’on vit en démocratie.
Démocratie, du grec « dêmokratia », de « dêmos » signifiant peuple et « kratos » signifiant puissance, force. Autrement dit « la souveraineté du peuple ». La démocratie, c’est quand le peuple dispose du pouvoir de décider ce qui le concerne. Mais, on en est loin. Nos institutions électives consacrent la concentration et la confiscation du pouvoir.

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Pourtant, la démocratie est possible. Un seul problème cependant. Elle est soumise au bon vouloir des élus. Et dans nos communes, les élus n’en veulent pas. Pourtant, c’est simple. Il suffit d’ouvrir les commissions  aux habitants qui le souhaitent. Ailleurs on ouvre la discussion aux citoyens lors d’une session ordinaire ou extraordinaire. Ces derniers débattent des problèmes de leur commune et ils suggèrent. Parce que ces problèmes les concernent directement. Ils les sentent et les vivent. Leurs interventions n’ont rien d’une campagne électorale ou d’un but malintentionné. La question est posée, chez nous, à El Jadida. La présidence oserait- elle s’ouvrir aux citoyens de la ville ? La réponse est quasiment impossible. Le président s’est habitué à tenir ses sessions à huit clos. Même la presse, le cordon ombilical, la porte lui est fermée. Personne n’a le droit de savoir ce qui se passe à l’intérieur de cette commune. Comme si ses électeurs ne s’en soucient point et comme si elle est propriété privé du président.  La population attend la réaction du ministère de l’Intérieur. Il n’a pas, toujours, bougé. Même pas le petit poids. On se badine pour instaurer pour « sécuriser » la vie et les biens des citoyens. Mais la sécurité n’est pas uniquement une lutte et un combat contre les dealers, les malfrats ou contre leurs semblables. Elle est beaucoup plus profonde. L’assainissement doit, également, toucher ces élus  dilapidateurs  et mauvais gestionnaires qui privilégient leur bienséance plutôt que celle de leurs électeurs et celle de la localité dont ils gèrent les destinées. Ce laisser- aller ou cette insouciance de l’autorité de tutelle ne peut qu’engendrer des réactions imprévisibles, parfois violentes, chez le citoyen qui ne pourrait plus tolérer qu’on continue à fermer, perpétuellement, les yeux sur des élus malhonnêtes et malintentionnés.

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Mais on ne peut s’étonner des desseins réels de ces vermines. Ils entendent récupérer et acquérir davantage. S’enrichir, avoir des biens ou plus de biens. Une enquête banale surprendrait plus d’un sur l’enrichissement illicite de plusieurs qui étaient sans rien, pas plus tard qu’hier, ou du cumul d’une fortune illégale d’autres élus nantis. C’était prévisible. Ces vermines ne sont arrivées là où ils sont que grâce… à l’achat des voix. Que peut- on, donc, espérer de cette racaille, sinon la pire des choses ? Mais les autres responsables doivent- ils, pour autant, rester les bras croisés ?

A travers ses tournées, à travers les différents arrondissements de la ville, dans le cadre de la concertation avec la société civile sur les mesures sécuritaires à prendre contre la criminalité, le gouverneur a entendu et a reconnu la léthargie et la malveillance du conseil communal de la ville.

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