La dégringolade du DHJ… toute une histoire!»

Par: Haj Abdellatif Cherraf      cherraf

D’après son ex-président, Mostafa Moundib, le DHJ a été certainement fondé dans les années 50, à la maison des jeunes, par feu Driss Admoun , avec l’aide de feu Mustapha Tarek et une poignée d’autres  jdidis, mordus du ballon rond.

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 Le nom du DHJ est inspiré de deux  équipes de quartiers : le Diffaâ et le Hassania,  qu’on avait fusionné pour donner naissance au DHJ (Diffaâ Hassani Jadidi)… A cette époque, l’équipe doukkalie  avait dans sa vitrine la coupe Zerktouni…

Depuis, le club a connu des hauts et des bas en championnat national, à l’image des autres équipes  du royaume à l’époque, à l’exception peut-être, de la formation de la Mouloudia  d’Oujda, qui avait remporté la première Coupe du Trône.

A cette époque, les FAR ne participaient pas au championnat ! Seul les deux clubs casablancais, WAC et RCA, se disputaient les titres.

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Ce n’est que quelques années plus tard, lorsque  feu Sa Majesté Hassan II, lança les militaires dans le championnat que Widadis et  Rajaouis sentirent enfin l’arrivée d’un club de taille, à même de les gêner dans la course aux titres !

Quant aux autres équipes, la plupart se limitait à faire de la figuration, faute de moyens et d’infrastructures ! Il n’y avait pas de terrains praticables et encore moins  gazonnés, rareté des moyens de transport, pas de staff médical et encore moins de centre de formation et de…  sponsors !

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C’était l’époque où un président et quelques mécènes, quand il y en avait, se démenaient comme des diables, en mettant, en plus de  leur argent, beaucoup de leurbenchikha dhj temps, pour que leur équipe puisse terminer sa saison footballistique, sans y laisser trop de plumes. Quoique les primes étaient miteuses (même pour cette  époque) : match gagné = 100 dh, perdu = 0 dh, nul = 50 dh. Les salaires et les contrats des joueurs n’existaient  point ! Seule une prime négociable entre le joueur et le comité sur toute l’année motivait le joueur à signer sa licence.

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Concernant les entraineurs, il n’y en avait pas des masses, on les comptait sur les bouts des doigts et leur salaire ne dépassait guère les 20.000 dh par mois. Et s’il n’y avait pas de grands dirigeants, tels  feus,  Mekouare (WAC), Hachmi (MCO), Lyazid Chergui (DHJ), le dernier des Mohicans, voire Mernissi (MAS) et Doumou (KAC)… il y aurait belle lurette que ces équipes auraient suivi le chemin du dhj.sellamiTAS, Sidi Kacem, Raja de Béni Mellal… Aujourd’hui et grâce à la politique éclairée de Sa Majesté Le Roi, Mohammed VI, l’infrastructure et les moyens sont là. Les clubs de l’Elite « PRO » tournent avec des sommes colossales qui dépassent les milliards de centimes, mais les résultats ne suivent pas.

Le onze national qui jouit de tous les moyens, vient de se qualifier à la CAN 2017, qu’il avait déjà, ramené d’Addis-Abeba en 1976, voilà maintenant 40ans.

dhj.mAlors que dire du club doukkali  qui ne compte qu’une Coupe du Trône, après 56 ans de compétition au sein de la FRMF ! Une coupe gagnée  en 2013.

Après l’apogée d’il a trois ans, est-ce la descente aux  enfers ! Logique, comme disait l’autre, puisque depuis le départ de L’entraineur Abdelhak Benchikha, 4 entraineurs défilèrent sur le banc du DHJ : les égyptiens, maitre Shehata et son élève Tarek, Jamal Sellami et enfin Abderrahimdhj.tarek Talib. Et en bonus Youssef Safri !

S’agissant des joueurs, pas moins de 42 sont partis, malgré eux,  vers d’autres clubs du Maroc où ils sont titulaires à part entière.

Abderrazak  Belarabi, l’adjoint de Benchikha a tout en main à Tanger ; c’est lui qui fait tout, selon Abdelhak Benchikha, alors qu’il n’a jamais été jugé à sa juste valeur par les responsables du DHJ !

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 Ces derniers, et bien qu’ayant des connaissances limites en football (il suffit de devenir adhérent au club pour devenir dirigeant !!!) continuent à faire la pluie et le beau temps au sein du club doukkali. Ils ont tout vendu sauf Zakaria Hadraf, le seul jdidi que compte encore, l’effectif du DHJ !

La position du staff technique jdidi n’est pas enviable du tout. Et pour cause, de match en match, le DHJ perd du terrain et des points avec… Et c’est toujours, la faute à l’entraineur en cas de résultat négatif de l’équipe mais jamais des dirigeants, à l’origine de recrutements, aussi bien catastrophiques que douteuses !

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Il est temps que les mentalités changent. Avoir les moyens financiers, c’est investir dans les jeunes, dans l’infrastructure, les biens immobiliers… pour agrandir le club et non  pas changer des entraineurs, voire tout l’effectif des joueurs comme on change de chemises. Qu’on se le dise, l’argent offert gracieusement  par le groupe OCP, émane d’une richesse nationale et doit être bien géré, sous peine de devoir rendre des comptes aux citoyens.

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Pour conclure, souhaitons que les responsables de la ville, les représentants du groupe OCP, les adhérents, le bureau directeur de l’Omnisports- DHJ ainsi que les représentants des associations des supporters, les présidents des ligues de football et les élus de la grande Région Doukkala-Abda, qui constitue l’environnement footballistique du club doukkali, se mettent à table avec le bureau dirigeant du DHJ, pour un débat amical sous le thème : « COMMENT SORTIR LE DHJ DE SON MARASME ».

En attendant ce jour là, nous souhaitons que M.  Mouâd  Jamaî, sous sa casquette de sportif et pour ne pas continuer à perdre un temps précieux, y donne à son tour  un coup de pouce, afin que le club fanion des Doukkala, retrouve ses lettres de noblesse.

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Le genre de recrutement du DHJ ces dernières années… Alors en voici un gardien tout indiqué pour  l’année prochaine…

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