Halqa au Moussem de Moulay Abdellah : un théâtre populaire, une tradition séculaire et un domaine privilégié de la culture orale

Grâce au Moussem de Moulay Abdellah où on peut encore y assister, la Halqa  a disparu avec le Moussem de Sidi Moussa, ainsi que des places publiques, dites,  « Lkarma » de Bouchrite,  devant la cité portugaise…

El-Jadida avait  connu ses propres formes théâtrales populaires, fruit d’une vielle tradition rituelle et spectaculaire perpétuée par les Zaâtout, Oueld Qarred, N’âayniâa…

Des formes théâtrales pratiquées par les couches les plus populaires et les plus défavorisées de la société et qui furent très populaires auprès  d’une population majoritairement analphabète, qui appréciait les divertissements proposés dans un dialecte qu’elle comprenait et qui explorait et mettait en scène, à la fois, un monde fictionnel et un réel qui leur étaient proches et qui correspondaient à leur imaginaire et à leur vécu.

La Halqa est le berceau du théâtre d’aujourd’hui.

Reconnaissons tout de même qu’elle a beaucoup perdu de son lustre, depuis que la télévision a fait son entrée dans les foyers et l’hégémonie  qu’a connue l’image aujourd’hui.

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One Thought to “Halqa au Moussem de Moulay Abdellah : un théâtre populaire, une tradition séculaire et un domaine privilégié de la culture orale”

  1. Serghini

    Vous avez nommé ces géants de la halqa. Oueld Qarred, Zaatot, N’aayniaa et khliefa.
    Ces géants n’étaient pas que des comiques, ils étaient aussi des critiques des conditions de la vie quotidienne de leur public. Malheureusement, l’Etat encourage des festivals du rire en anglais et français, des langues étrangères pour faire rire des hordes de touristes qui s’ennuient à mort.
    On raconte une anecdote sur le caractère talentueux de Oueld Qarred. Lors d’une visite de Mohamed 5 à son château d’El Oualidia, on a invité Oueld Qarred pour distraire le Sultan. À la fin du spectacle, le sultan lui a tendu une somme d’argent pour le remercier de sa performance.
    Oueld Qarred dit au monarque, « mettez les dans mon capuchon, j’ai juré de ne pas les toucher avec les mains ».
    Dommage, la halqa, une forme d’art en voie de disparition est remplacée par les festivals de « l’ennui » qui ne font rire que les étrangers. Quant aux marocains ils ont cessé de rire.

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