Exposition au Mazagan Beach Resort: «la Photographie équine là où le regard s’évade »… Un hymne à la Tbourida et aux cavaliers

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El Jadida Scoop

Il existe plusieurs langages visuels dans les arts de la communication et de tout ce qui nous est donné à voir. Mais l’art de la photographie reste un point d’intersection où ils convergent tous.  A lui seul, il englobe  toutes les autres  formes d’expression.

Une position et un état de chose, qui sont  à même de permettre diverses possibilités d’écrire et de décrire le quotidien.

Et c’est dans cette optique, que le Mazagan Beach Resort   organise  et en az1parallèle au salon du cheval, qui se tient à quelques centaines de mètres de là, l’exposition de Sindibad Doukkala  « la Photographie équine là où le regard s’évade ».

Une exposition où  seul le cheval   compte : prises instantanées ; angle de la prise de vue, la pose, la quantité de la lumière recherchée, le cadrage ; la conception propre à ce photographe derrière son viseur  et sa façon de réaliser sa prise de vue…Un réel Hymne au cheval et à la tbaourida et dont   se dégage : charme, beauté et  grâce.

Des photos nous  peignant des regards fiers, un port altier, la poussière soulevée par les folles chevauchées, la fumée du baroud sous un soleil couchant , les fusils damasquinés, les poires à poudre, les poignards, les Jellabas, les baudriers, les bottes de cuir…Toute laaz2 panoplie du cavalier marocain est là, immortalisée à jamais.

Une beauté indicible et une mise en valeur de tout un pan de notre culture. Des prises à la hauteur de notre légende et des ambiances surchauffées de la Tbaourida.

Une visite guidée,  qu’il nous suffit parfois de fermer les yeux, pour s’y sentir dedans et de s’y laisser emporter.

 

Les prises d’Aziz El Mehdi sont spectaculaires et belles. Les cavalcades, immortalisées à jamais,  sont à l’image de l’amour qu’éprouvent les marocains  à l’égard de la plus noble des conquêtes de l’Homme : le cheval.

Des qualités que les yeux sensibles de notre photographe essayent, à travers les photographies exposées, de nous transmettre fidèlement, via l’objet de leur séduction et par la mémorisation de clichés riches en sensibilité, en attention, en questionnement, en émotion et en talent.

Une exposition d’une beauté indicible, faisant ressortir toute l’étendue d’un volet de notre culture.

Le visiteur est  admiratif devant autant de talent . Il  baigne dans une atmosphère particulière. Il  devine aisément  ces  senteurs âcres de la poudre, ce son des sabots lancés au galop, ces youyous des femmes, ces instructions lancées par le Allem (sorte de leader de chaque Sorba) à l’intention des autres cavaliers et puis les sons émanant de cette Aita  jouée comme  en arrière plan….Toute une culture et toute une tradition transmises fidèlement et magnifiquement par Sindibad Doukkala.

Tous les ingrédients nécessaires sont là, pour pousser le spectateur à se reconstituer des airs de fêtes d’antan,  à replonger dans cette  culture qui est  sienne et qui fait sa fierté.

Une exposition tout à l’honneur des chevaux, des cavaliers et d’une tradition culturelle ancestrale unique au monde.

Pour conclure,  les clichés livrés à notre regard, ont été aussi troublants  que rassurants, par leur beauté ;  que  cette expérience  converge    vers la sauvegarde de ce trésor patrimonial ; et  que l’imaginaire de l’artiste photographe qui  parvient à voir ce que d’autres n’arrivent pas à percevoir,  nous aide  à transformer notre regard, à revisiter nos façons de penser et à rêver la vie… autrement.

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