En marge de l’exposition de la galerie Abdelkb ir El Khatibi, Afif BENNANI : « Le figuratif par l’abstraction »

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ELJADIDASCOOP

L’artiste peintre marocain Afif BENNANI qui expose  à la galerie Abdelkrim Khatibi d’ El Jadida est un artiste autodidacte, qui a commencé à dessiner dès son plus jeune âge. La décision de peindre sa première toile lui est venue pendant un séjour de travail en Europe, après des études personnelles et approfondies sur l’Art bien évidement. La fréquentation des Musées Européens est pour beaucoup dans son investigation dans l’Art et son épanouissement artistique.

Il est membre actif de plusieurs associations dont le mouvement artistique est appelé : Le Sentimentalisme. « Ce mouvement, nous a-t-il confié, regroupe différents artistes internationaux dont le style pictural diffère, mais dont le facteur commun est la représentation sentimentale d’une réalité donnée.  C’est l’état d’âme de mes contemporains sur des situations provoquées par certaines de leurs démarches. Qu’elles soient  volontaires ou pas. Dans tous mes tableaux, je mets en scène des sujets jouant un sentiment comme une chanson de gestes dans le sens mimique du terme. Ainsi, avec cette chanson de gestes, dans un environnement coloré choisi, mais dénué de tout artifice, le sentiment en est renforcé, car l’œil du visiteur de mon âme ne doit pas être distrait par un décor sans rapport direct avec le sentiment dénoncé. C’est pour cette raison qu’aucun détail expressif ne ressort : ni ombre, ni regard ; le sentiment ne doit sa reconnaissance qu’à travers la gestuelle dansante des sujets. »

L’œuvre de l’artiste peintre Afif BENNANI est toujours fidèle à une mémoire tatouée par une culture patrimoniale historique et mémorable. Une conception artistique sentimentale, nocturne et folklorique, d’un Maroc d’antan.

-Une ocre Médina avec des sentiers battus et labyrinthiques.

-Des Ryads traditionnels à l’architecture arabo-mauresque exceptionnelle hors du commun et dignes des contes de mille et une nuit, et qui vous offrent une atmosphère féerique pour un séjour visuel paradisiaque.

-Des jeunes en djellabas blanches psalmodient devant le portail d’une mosquée.

-Des artisans chaleureux et conviviaux qui vous accueillent dans les règles de l’art de l’hospitalité marocaine, travaillent, échoppes ouvertes, le bois, le fer, la céramique, le tissu, les peaux. Une incroyable sensation de remonter le temps…

D’après certains admirateurs, entrer dans l’œuvre de AFIF BENNANI, c’est laisser tout souci de coté. Entre le motif inspirateur et AFIF BENNANI, c’est chaque fois le même combat pour la création. Cet artiste montre un figuratif solidement charpenté, musclé par sa palette brillante, harmonisé avec goût au sein d’impeccables structures de caractère. En voyageur attentif, l’artiste sait exprimer avec mesure, la splendide lumière du Maroc. Tout ce brio de peintre expérimenté et sensible, offre à chacune des toiles une vitalité et un langage où la qualité de la matière et la sureté de la touche au couteau, ne sont jamais dues au hasard.

-Plus loin, un petit village berbère jaillit au fin fond des montagnes neigeuses. Des maisonnettes entassées avec des fenêtres qui marquent l’embrasure du temps. Des amandiers ornés de fleurs blanches cernent le seuil du village. Le ruissellement du fleuve frôle les bords rocheux, et le croassement des corbeaux qui survolent les champs de Coquelicots.

L’œuvre d’Afif est une peinture qui porte la blessure du nom propre. Après-coup et par un geste artistique abstrait, tantôt léger et tantôt épais, la Médina impériale se métamorphose. Elle est abandonnée et ruinée devant le regard d’une femme voilée et accompagnée d’un enfant noir déchaussé. Les murailles des Casbah se détériorent et se dégradent. La lumière ne jaillit nulle part pour que cette peinture de pulsions renaisse des cendres. Silence. L’abstraction est décadence.

Afif Bennani, secrétaire général du syndicat marocain des arts plastiques, a publié, en 2006, un livre intitulé « La peinture du 19ème siècle à 1945 ».

En 2004, l’artiste s’est vu remettre la médaille européenne pour les arts plastiques pour son œuvre intitulée « La kasbah de Timzouline », site historique situé au sud du Maroc dans la région de Dadès.

De 1992 à 2002, il a participé à plusieurs expositions individuelles et collectives au Maroc, aux Etats-Unis, en France, en Suisse, en Allemagne, aux Emirats arabes unis, en Irak et en Mauritanie.

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