Election de Haj Jamal Benrabiâ à la tête de la commune urbaine d’El Jadida…Le vent du changement a soufflé !

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Par Azzedine Hnyen

Une coalition homogène

Le processus électoral du 04 septembre 2015 s’est terminé ce lundi 13 du même mois avec l’élection du président de la commune et les membres du bureau qui l’épauleront dans sa mission qui ne sera point de tout repos, faut- il le signaler. Cette opération finale a soulagé plus d’un qui croyaient à un certain retour (quoi que cela relevait de l’impossible) de quelques faucons du conseil sortant qui avaient nui énormément à la ville et à sa communauté.

Le respect du pacte de la coalition, formée des partis du PJD avec 14 sièges, de l’Istiqlal avec 12 sièges et du PPS avec 6, a prouvé le degré de responsabilité de leurs élus et de respect scrupuleux des engagements de chaque partie. L’opinion publique n’en a été que très satisfaite au grand dam des ennemis du changement bénéfique.

Une tentative déstabilisante vaine

Des réticences, reprochant au PJD d’avoir « cédé » la présidence à un parti (étant il y a quelques jours dans l’opposition) ont été manifestées, certes, pour perturber, on le devine, cette symbiose fortement applaudie par les populations jdidies pour s’être débarrassées de véritables rapaces ayant sévi pour leur propre intérêt personnel. Causant par là de très graves maux à la cité.

Pour ces prétendues associations, signataires d’un tract distribué bien avant ce lundi historique, reprochent au PJD d’avoir « trahi la confiance des électeurs » qui l’avaient porté au devant de la scène politique jdidie. Peut- être que c’était de bonne tout comme de mauvaise foi. Toutefois, le manque d’analyse politique chez les signataires est criard. Ce qui laisse prétendre que l’objectif était de « casser » cette coalition et de  les istiqlaliens vers les bras du PAM, du président sortant, et de l’USFP de son 1er vice- président. Des responsables qui avaient mené la barque des Jdidis vers l’abîme. Une tentative désespérée qui a eu un effet contraire à ce plan diabolique.

L’actuelle coalition, une décision sage, judicieuse et mûrement réfléchie

L’actuelle coalition a été une décision, à la fois, sage, judicieuse et mûrement réfléchie. Le vote des Jdidis avait favorisé ces trois partis avec 31 sièges sur 43 possibles. Une majorité fort confortable. Et si le PJD s’est désisté pour la présidence, il n’avait pas tort. Bien au contraire, il a fait preuve d’une grande maturité politique pour deux raisons. Tout d’abord, les élus du PJD manquent d’expérience dans la gestion de la ville. Ils ont préféré « se roder » avec un président expérimenté plutôt que de s’aventurer au risque de se brûler les doigts. D’autant plus le legs hérité du conseil sortant est lourd d’anomalies. Confier à Haj Jamal Benrabiâ la présidence est une décision, on ne peut dire, courageuse, sage et propice. Pourquoi ?

Haj Jamal Benrabiâ, l’homme de la situation

L’homme, dans un passé récent, avait rempli convenablement cette mission de président pour une durée, certes, assez courte ; mais suffisante pour avoir permis de juger l’homme. Un homme probe, intègre et soucieux de l’intérêt général de la ville et de la communauté. De surcroît, Haj Jamal Benrabiâ, industriel, est un homme au- dessus de tout soupçon. Et pour les observateurs- avertis de la chose publique, il est l’homme de la situation capable de redresser la barre et, surtout, demander des comptes au conseil sortant. L’opinion locale attache beaucoup d’intérêt à cette question.

Les élections du 4 septembre, une cuisante défaite des véreux

Les élections du 04 septembre, tenues dans le cadre de la mise en œuvre des dispositions de la nouvelle constitution, ont permis, donc, aux électeurs Jdidis de choisir leurs représentants les plus proches des citoyens et de leurs préoccupations et attentes.

Ces élections sont venues conforter le chantier de la démocratie locale participative et la régionalisation avancée engagé au Royaume.

Ce scrutin a constitué, également, un nouveau jalon dans le processus de démocratisation qui ne cesse de se renforcer dans un climat de paix et de sérénité dans le pays.

Les élections du 4 septembre marquées par la « neutralité positive » de l’administration

Les élections dans la ville d’El Jadida, du 4 septembre, ont marqué un progrès significatif par rapport aux précédents scrutins, en particulier, la neutralité positive de l’administration avant, durant la campagne électorale et le jour du scrutin.

Dans un rapport sur l’observation de ces élections, le Forum a souligné que l’une des manifestations de cette neutralité est la suspension de plusieurs agents d’autorité qui ont été reconnus coupables de soutien à certains candidats, les mesures de mutation à l’encontre d’autres et l’envoi de commissions d’enquête après des plaintes sur le comportement douteux de certains fonctionnaires et agents d’autorité.

Certes, les anciennes pratiques de l’achat des voix n’avaient point disparu. Les vampires des élections locales, célèbres, par leurs magouilles dans les milieux jdidis, ne pouvaient prétendre à une consécration sans le recours à ce vil procédé tout en sachant pertinemment qu’ils récupéreraient « leurs dépenses », très vite, lors de l’attribution de la présidence. Ceci, sans compter ce qu’ils récolteraient comme gain durant tout le long de leur mandat. On ne peut ne pas signaler que de grands spéculateurs soit disant des promoteurs immobiliers étaient derrière le financement de leurs campagnes électorales.

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Les Jdidis ont fait le choix de la stabilité et d’une avancée progressive vers la démocratie en votant politique

Mais on l’avait pressenti. On le sentait. On le savait même bien avant le scrutin. Les électeurs Jdidis allaient étonner. Ils allaient donner une sévère et inoubliable leçon à ces véreux qui croyaient que tout était achetable et que tout leur était permis. Or, les temps ont bien changé et les « coup de main » de soutien de l’administration étaient bien révolus. Seul l’achat des voix pouvait sauver la situation. Aussi n’a- t- on plus lésiné sur le combien qui garantirait une voix. Toutefois, les électeurs jdidis, observant d’un œil extrêmement attentif ce qui se passe dans la région et leur entourage, n’ont pas eu envie de se retrouver dans la même situation qui a frappé de plein fouet leur ville et qui a nui à son statut du « Deauville marocain ».

Ce scrutin a été une occasion pour les citoyens jdidis, ayant voté, qu’ils n’avaient pas raté. Loin d’être dupes, ils ont adressé un message des plus clairs aux candidats corrompus et corrupteurs. Ils ont refusé de se laisser aller, encore une fois, aux discours rhétoriques ni  aux idéologies manipulatrices. Ils ont font leur choix et l’ont assumé pleinement. Certains des véreux ont réussi à passer ; mais minoritaires. A tel point que leurs chances de reprendre les rênes étaient quasi nulles. Les âmes démocrates se sont rencontrées et ont décidé de couper l’herbe sous les pieds des cupides ayant causé bien de torts à la ville et à ses populations. Un grand espoir est fondé sur cette nouvelle majorité- gestionnaire pour une véritable réhabilitation de la cité de l’Araucaria.

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