El-Jadida : Une Culture Equine à Sauvegarder

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Parler de la culture équine, c’est mettre en exergue son ancrage  au Maroc, tout en soulignant le danger qui la menace et qui se profile clairement à l’horizon au fur et à mesure de l’écoulement du temps, favorisé en cela par la mécanisation et la raréfaction de ses usagers dans notre société.

– « Fascinant et imprévisible dans son approche comme dans sa fuite, le cheval est comme l’avalanche du torrent impérieux ». Mouallakat Imroou Al Kais.

– « Par les coursiers haletants qui de leurs sabots, font jaillir des étincelles, qui montent à l’assaut de bon matin, en soulevant des nuages de poussière, et en faisant irruption dans les rangs de l’adversaire ! » Sourate des Coursiers.

– Ajoutons à cela le  Melhoune, la Aita, la littérature, qui ont de tous temps fait un hymne au cheval, et nous avons un aspect culturel lié au cheval qui reste prépondérant pour l’ensemble de la filière équine.

Par ailleurs, le cheval reste toujours présent dans le travail agricole, spécialement pour les petites et les moyennes exploitations agricoles et également un moyen de locomotion indispensable dans les régions reculées et montagneuses. C’est une composante essentielle du patrimoine culturel et identitaire marocain, ainsi qu’un levier à fort potentiel en matière de développement socio-économique.

Mais aujourd’hui, le cheval voit sa population décliner et pour pallier à cela, un certain nombre d’actions et de mesures chiffrées et ciblées ont été programmées d’ici l’an 2020. Car au Maroc, le cheval jouit depuis des temps immémoriaux d’une place privilégiée dans l’imaginaire collectif.

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Composante essentielle de l’identité culturelle et religieuse marocaine, il continue à être considéré comme un motif de fierté et d’affirmation identitaire.

Cet attachement des marocains au cheval est palpable au quotidien. Plus qu’un simple moyen de locomotion et d’apparat, le cheval continue à être un acteur majeur des fêtes populaires, ainsi que des cérémonies religieuses et politiques. Cérémonie d’allégeance (Bey‘â), moussems et mariages… le cheval est en effet omniprésent dans la vie des marocains.

Paradoxalement, un constat s’impose : la population équine est en net déclin au Maroc et si cette tendance perdure dans le court et moyen termes, le cheptel équin marocain, évalué aujourd’hui à quelques 160.000 chevaux, devrait se réduire de 15.000 têtes d’ici l’an 2020.

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Face à une mécanisation galopante qui menace à moyen terme les usages traditionnels notamment dans le transport et l’agriculture (Ces usages traditionnels concernent, aujourd’hui, la majorité de la population chevaline nationale), il importe de promouvoir à grande échelle des usages modernes du cheval afin d’éviter sa disparition progressive du paysage marocain.

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La voie de la reconversion du cheval de son rôle traditionnel vers des usages modernes passe par la démocratisation de l’accès au cheval à travers la création et le renforcement d’activités à fort potentiel de croissance telles que : les sports et les loisirs équestres, le tourisme équestre, les arts équestres…

En multipliant les débouchés et en créant de la richesse, ces nouveaux usages auront un impact direct sur la sauvegarde du cheval en général et de la race barbe en particulier, en tant qu’élément majeur de notre patrimoine culturel.

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Cet encouragement s’inscrit dans un objectif ambitieux visant le développement du potentiel patrimonial (tbourida), récréatif (sports, loisirs et arts équestres) et financier (tourisme…) de la filière équine.

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