Il ne se passe presque plus un trimestre ou deux, sans que l’on ne nous informe  d’une campagne menée par  le caïd d’un tel ou tel autre arrondissement, pour libérer l’espace public.

Un espace « libéré » le temps du passage du pseudo « convoi officiel », avant que, le bakchich aidant, chaque personne chassée ne retrouve sa place habituelle.

Un jeu au chat et à la souris qui dure depuis des décennies, sans que nos autorités ne nous donnent cette impression, d’être en mesure de venir un jour à bout.

Il n’a pas fallu plus de vingt ans au français pour bâtir cette ville: routes, port, salles, stades, théâtre, Poste, centre-ville, plage, jardins….Or cela fait plus de 60 ans que nous avons l’avenir de cette ville entre les mains, et non seulement on n’y ajoute plus rien, mais on ne cesse de « balafrer » l’existant, au point de  faire ressembler, certains quartiers de notre « Deauville », à de simples souks hebdomadaires.

Résultat, El-Jadida est une ville qui n’accuse pas qu’un maux, mais plusieurs : Criminalité galopante, insécurité, violences urbaines, chômage, mauvaise gestion, spéculation immobilière à outrance, saletés et pollutions, circulation infernale, problèmes de transports en commun, manque d’espaces verts, des trottoirs et des routes occupés par les terrasses anarchiques des cafés et les marchands ambulants .

 Il Faut dire qu’El-Jadida est une ville  qui étend ses tentacules dans toutes les périphéries et qu’elle continue à  absorber tous les douars et petits villages avoisinants. Au bout, on a tout naturellement un brassage qui occasionne plusieurs inconvénients : point de chute pour les exilés ruraux, cité dortoir pour certains, mouroir, pour d’autres. L’offre de travail étant inférieure à la demande des flux incessants des sans-emploi. Une bonne partie des jeunes finit dans la rue, livrée au vol et autres crimes… Au final, le visage que montre cette ville, jadis un joyau Art Déco au temps des Français, est triste, moche et horrible.

Episodiquement, les responsables lancent des projets d’embellissement. Toutes les opérations de lifting s’avèrent un ratage. D’abord l’exemple flagrant de la corniche, avenue Annasr. Un projet de grande envergure, dont les habitants de la ville attendaient des miracles et qui a accouché d’un ravalement de façade bâclé et horrible.

Le carrelage à trois reprises de l’avenue El Hansali, du temps de feu Al Masmoudi, dans le but d’en faire une, soit disant, rue piétonne. Ignorant au passage qu’on ne peut interdire la circulation dans cette importante artère, sous peine d’asphyxier tout le centre- ville.  

 La pseudo mise à niveau de la ville, du temps d’Abdelhakim Soujda et tous ces trottoirs cassés dont une majorité attendent toujours qu’on s’en occupe. Sans parler des nouvelles fontaines en panne….

Aujourd’hui, le citoyen lambda est fatigué de ce jeu ; de cette médiocrité et de  cette corruption qui est à la base de tous ses ratages et le principal empêcheur de tourner en rond.

Cela fait plus de 60 ans que cela dure et perdure…Wa Baraka.  

El Jadida Scoop

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