El Jadida : Serait-ce une lueur d’espoir pour une remise à niveau de l’hôpital provincial Mohammed V ?

Peut-on enfin espérer une amélioration de l’offre de soins et des services au sein de cet hôpital qui a assez connu de disfonctionnements et de gestion inadéquate ?

Serait-ce, enfin, la bonne personne, à la bonne place… et au bon moment ?

Une lueur d’espoir commence à apparaitre suite à la nomination « d’une directrice » à la tête de cet important hôpital provincial.

En effet, la nouvelle directrice s’est empressée, dès sa prise de fonction, de connaitre l’état des lieux au sein de cet établissement hospitalier, afin de faire le bilan des disfonctionnements et évaluer les éventuelles interventions et réaménagements à entreprendre pour l’amélioration de l’offre de soins et des services rendus au malade qui constitue la pierre angulaire autour de laquelle gravite toutes les activités et missions de l’hôpital.

Une visite de reconnaissance et d’évaluation de l’état des lieux, en compagnie des cadres et responsables au sein de l’hôpital, lui a permis d’évaluer l’ampleur des dégâts matériels au niveau de l’infrastructure hospitalière, particulièrement au sein des urgences, où la directrice a pu constater l’ampleur des dégâts matériels sur les portes et fenêtres défoncées probablement par des accompagnateurs insatisfaits, et sur les équipements dont certains sont en panne.

Une évaluation qui lui a permis de constater, en plus des dégâts enregistrés, le manque flagrant en ressources humaines et matérielles, en mesure d’assurer une bonne prise charge des patients.

La nouvelle directrice a ainsi pu, en concertation avec le personnel des urgences, établir une liste des besoins en équipement et en fournitures médicales, afin de permettre au staff de cette importante structure du centre hospitalier, de s’acquitter de sa mission dans de bonnes conditions, mais aussi de garantir une offre de soins satisfaisante aux patients.

La directrice a également insisté sur la nécessité de signalisation d’une ligne rouge réservée au cas d’extrême urgence, menant directement aux salles de consultations et aux soins intensifs, et une ligne verte réservée aux patients ne nécessitant pas d’intervention urgente.

Aussi sur instruction de la directrice, des assistants seront affectés à l’entrée de l’hôpital, pour être à la disposition des malades afin de les orienter et des chaises roulantes et des brancards seront à leur disposition pour faciliter leur accès aux différents services.

Une autre nouveauté au sein de cet hôpital, est la réouverture, sur instruction de la directrice, de l’unité de déchoquage pour les cas graves, et des salles d’attentes, indispensables pour les accompagnateurs des patients. Ce qui permettra de décongestionner l’enceinte de l’hôpital, particulièrement le service de maternité, qui connait, à longueur de journée un encombrement intolérable.

La visite de la direction a également permis à cette dernière de relever l’état lamentable de l’hygiène dans la cuisine et de ses ustensiles et matériels de cuisson, mais aussi au niveau du laisser-aller de certains membres du personnel de cuisine qui se permettent de laisser trainer leur objets personnels dans une ignorance totale de ce que stipule le règlement intérieur de l’hôpital.

Une remise à l’ordre a été adressée au personnel de la cuisine pour une meilleure hygiène de préparation et d’entretien de la cuisine, et un respect total du règlement intérieur

Lors de cette « visite » des surprises désagréable, la directrice a constaté la fermeture de l’hôpital de jour pour cause du manque flagrant de personnel médical et paramédical. Elle a ainsi insisté sur sa réouverture dans les meilleurs délais pour l’importance qu’il constitue au sein du centre hospitalier, surtout qu’il dispose d’équipement important et fournit aux malades des services multidisciplinaires comportant différentes spécialités.

Il est déconcertant de constater un état des lieux lamentable de cet établissement hospitalier dont l’édification a coûté un investissement d’environ 320 millions de dirhams, et dont la majorité des structures et des équipements ne sont pas fonctionnels pour un simple problème de maintenance.

Serait-ce la « dame de fer » qu’il fallait pour redonner aux jdidis l’espoir de disposer d’un établissement en mesure de répondre à leurs attentes en matière d’offre de soins et de prise en charge correcte de leur santé ?.

Pourrait-on enfin rêver de « la santé pour tous » à El Jadida ?

Khadija Choukaili

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