El Jadida : Réaménagement du théâtre Afifi pour un budget de 10 millions de dirhams… Un espoir ou une réalité ?

Que de fois a-t-on entendu parler d’un éventuel réaménagement de ce théâtre ? cet édifice qui trône en plein centre de la ville  constitue non seulement un patrimoine mais aussi une grande fierté aussi bien pour les jdidis que pour les marocains, puisqu’il est l’un des premiers théâtres édifié au Maroc en 1923.

Selon une  source proche du Directeur Provincial  de la Culture, un budget de 10millions de dirhams a été alloué pour le réaménagement du théâtre Afifi dont les travaux seront lancés en ce début du mois de juin, pour une durée de six mois. Une information qui a également été annoncée par le Gouverneur lors de sa réunion, il y a quelques semaines, avec les représentants de la presse écrite et électronique.

Pour rappel, le Conseil Communal avait approuvé la décision de la cession du théâtre Afifi au profit du Ministère de la Culture qui en assurera l’administration et la gestion. La Commune avait ainsi renoncé à ses droits inhérents à la gestion de ce théâtre, et par conséquent à tous les privilèges et avantages qui en découlent au profit dudit Ministère. Cette décision entraînait, de facto, la passation légale au profit du Ministère de la Culture, de la propriété du bien immobilier relatif au théâtre, et la Commune perdait de ce fait toute autorité sur cet immobilier.

Il en résultait la mise à disposition du théâtre, ainsi que le personnel y exerçant, à la disposition effective du Ministère de la Culture aussi bien pour sa gestion que pour son exploitation. Une décision, judicieuse,  selon certains, qui argumentaient qu’il serait plus rentable de le faire fonctionner plutôt que de le garder fermé étant donné les procédures complexes imposées par la Commune aux associations qui désirent bénéficier de ses espaces.

Par contre, certains acteurs de la scène culturelle et artistique avaient considéré que le Conseil Communal confirmait encore une fois sa régression évidente quant à ses capacités à gérer la chose publique, et continue dans sa lancée des cessions incompréhensibles des biens immobiliers communaux. Des cessions, qui, rappelons-le, n’obéissent à aucune réglementation ou cahier de charges préétablis en mesure de déterminer les obligations et les devoirs de chaque partie.

Espérons que ce réaménagement permette sa remise à niveau et sa réouverture pour le plaisir des jdidis, après une fermeture qui n’a que trop duré.

Khadija Choukaili

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