El Jadida : Les non-dits du « mur de la honte » de l’Avenue Annasr (corniche Sid’Daoui)

Certes, la construction de ce fameux mur le long de la corniche de l’avenue Annasr, a soulevé une véritable polémique et un tollé général au sein de la population jdidie, qui estimait que ce « mur de la honte » obstruait la vue sur l’océan et empêchait d’avoir ce regard panoramique sur l’horizon.

Cependant, et tout bien pensé, qu’y a-t-il réellement au-delà de ce mur ? Nonobstant, la vue sur le large, il faut reconnaitre qu’il y a une ultime tentative de cacher l’amère réalité qui se trouve au-delà de ce mur. Celle de l’amoncèlement continu des déchets ménagers et de toute sorte de détritus et de résidus de construction ou de déchets de matériels « inutiles », jetés par-dessus bord, par des particuliers, des sociétés ou même par les habitants du coin, qui n’assimilent pas encore que toutes leurs ordures jetées, par incivisme, leur reviennent sous forme d’odeurs nauséabondes, de prolifération de mouches et autres insectes, ou toute autre forme de pollution qui nuirait à leur environnement, et jusqu’à l’air qu’ils respirent.

C’est à se demander si ce « mur » de la frustration des Jdidis, et particulièrement des habitants des quartiers avoisinants, qui usent d’un incivisme intolérable, ne représente pas une réaction des autorités envers une population qui ne peut respecter son environnement.

En attendant que certains citoyens comprennent, comme dit l’adage, « qu’on ne peut cacher le soleil par un tamis », et que les autorités communales assimilent, enfin, que la gestion de la ville est une mission pour laquelle ils sont payés « rubis sur ongle » et qu’ils doivent assumer, c’est la ville entière qui continue sa descente aux enfers.

Si les corniches ont de tout temps été réputées d’être un lieu de promenade, on ne peut malheureusement pas en dire autant de celle de l’avenue Annasr qui pourrait s’enorgueillir de s’étendre sur une distance de 3,5 kilomètres (!!!) mais qui demeure mal entretenue aussi bien par les gestionnaire que par la population.

Une corniche qui n’offre rien de spécial ni d’esthétique, dans un style très singulier qui ne lui donne aucune particularité. Et ce fameux mur qui a fait couler beaucoup d’encre, et qui a été élevé, certes pour une raison qui semblait pratique pour les gestionnaires, ne lui attribue aucun aspect positif, mis à part le fait de cacher la laideur qui s’en dégage à la vue de l’amoncèlement interminable des déchets ménagers.

Khadija Choukaili

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