El Jadida : Les cabines de la plage murées… la grande frustration des jdidis

A-t-on idée de la valeur historique de ces célèbres cabines qui caractérisaient la plage d’El Jadida ? Le patrimoine de Mazagan continue ainsi à s’effriter sous l’œil inquisiteur des jdidis, impuissants devant le pouvoir des élus, qui n’en connaissent pas la valeur historique, et encore moins sentimentale.

L’emmurement de ces cabines, qui apposaient une empreinte indélébile dans l’histoire de la plage et de la ville, constitue un crime perpétré envers des générations des jdidis qui ont, des années durant, bénéficié de leur usage. Une page de l’histoire des merveilleux moments d’estivage a, définitivement, été tournée, avec tous les bons souvenirs des vacances des mazaganais.

Que dire alors, chers concitoyens en contemplant ce mur blanc édifié pour enlaidir cette plage?

Après avoir mené la ville vers une décadence, en délaissant son patrimoine ancestral, nos éminents penseurs  décident  de murer ces belles cabines sans raison apparente, après avoir démoli les escaliers « historiques » qui menaient à l’hôtel Marhaba, lui aussi complètement abandonné.

Mais quel est le pourquoi de cette décision incompréhensible par le commun des mortels? C’est la grande question à laquelle toute personne sensée ne saurait répondre.

Cette décision serait-ce une imitation ratée d’une quelconque architecture moderne non encore identifiée ? D’où est née cette brillante  idée? Veut-on châtier la population pour une raison encore inconnue, ou pour le fait de revendiquer le droit de préserver cette belle cité et son patrimoine?

Trop de questions se bousculent chez les jdidis pour tenter de trouver une réponse convaincante à cette décision. Une, en particulier, persiste avec beaucoup d’insistance, c’est celle de savoir s’il n’existe pas une instance capable de contrôler, d’auditer ou même de bloquer ces responsables lorsqu’ils prennent des décisions capables de changer l’avenir et l’identité d’une ville et même d’une population.

En regardant ce mur blanc qui a complètement figé l’histoire de cette plage, une seule pensée traverse l’esprit ; c’est la frustration que les responsables ont provoquée dans leur tentative d’effacer un pan de l’histoire de la ville. Peine perdue, les jdidis portent leur histoire dans leur cœur.

Il faut reconnaitre que les jdidis s’attendaient « naïvement » à un réel réaménagement de la plage à l’approche de la saison estivale, avec l’espoir de revoir ces cabines rouvrir leurs portes, mais ils ne peuvent que ravaler leur colère en priant Dieu de réaliser un miracle pour sauver leur ville qui continue sa descente aux enfers.

Khadija Choukaili

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