El-Jadida : Les bazaristes de la cité portugaise, souffrent de la « crise »…

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La crise internationale, ajoutée à la peur du terrorisme et leurs effets sur le secteur du tourisme, ont fait que   des métiers qui gravitent autour du tourisme commencent à subir les effets de cette conjoncture pour le moins difficile.

Il s’agit du transport touristique dans toutes ses composantes, de la restauration, des sociétés de location de voitures, des bazaristes et même des guides.

A la cité portugaise, la crise que connaissent les bazaristes  n’est pas uniquement due au repli de l’activité touristique, mais aussi  à la chute de l’activité de circuits touristiques.  Les tour-opérateurs se limitent à la combinaison avion/hôtel. Les jdida.mellah2circuits et les excursions sont ainsi de plus en plus rares, et même quand des demandes d’excursions existent, les groupes ne dépassent pas une dizaine de personnes.

Cependant,  il ne faut pas tout mettre sur le dos de la crise, jdi.cite3car le secteur des bazaristes a besoin d’une sérieuse restructuration : affichage obligatoire des prix, connivences entre guides et bazaristes,…

Il faut souligner que ce n’est pas seulement le recul du pouvoir d’achat dans les pays émetteurs qui atteint le secteur du tourisme au Maroc et El-Jadida par ricochet, mais, c’est qu’en plus, le produit offert par nos bazaristes, est souvent de mauvaise qualité. Les produits exposés ne sont pas toujours au niveau.

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Parfois aussi, les prix  flambent, juste parce que le client est européen, oubliant, au passage, qu’une grande partie des touristes que reçoit la ville, sont des touristes « lowcost » qui y regardent de près avant de dépenser.

Parfois des guides (ou faux guides) proposent de faire visiter la cité portugaise aux touristes, ils en profitent, bien sûr, pour faire  des petits arrêts chez l’ami bazariste, ce qui leur rapporte 50 DH par tête, en plus de la commission sur les achats qu’ils reviennent récupérer plus tard. Le même subterfuge est utilisé à l’heure du repas et le client est directement dirigé vers l’ami restaurateur.

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Quant à la cité portugaise qui y voyait défiler des dizaines de milliers de touristes par an, il faut dire que ce symbole de la cohabitation  des trois religions monothéistes sur une terre d’Islam et bijou architectural, d’une valeur inestimable, de par ses remparts monumentaux, sa citerne splendide, son tracé urbain du XVIe siècle et sa valeur interculturelle, qui ont de tous temps fait d’elle un site grandiose et enchanteur, est en piteux état aujourd’hui.

Les différents édifices de la cité sont toujours et à ce jour, dans un état délabré.  La jdida mellah

A quand le bout du tunnel?

seule chose qu’on a pu réaliser dans cette ancienne ville, se résume en deux fameuses pissotières et une plaque commémorative de la date du classement par l’UNESCO !

Quant à l’intérieur de la citerne et des autres salles, dont les couvrements des espaces intérieurs sont assurés par des voûtes, les dégâts des attaques de « cham­pignon » et de moisissure, sont visuellement apparents. Une conséquence des infiltrations d’eau de pluie. Pis encore, les murs de la citerne et des autres salles, ainsi qu’une partie des voûtes sont pénétrés de pluie et crevassés et la toiture est  en mauvais état.jdida

Par conséquent, ces terribles dégradations rendent des réparations indispensables. Et si ces dernières  ne sont pas exécutées avec soin, c’en est fait du monument.

Ajoutons que des constructions anarchiques sont réalisées sur les terrasses.  D’autres qui ne tiennent encore debout, que par on ne sait quel miracle, sont toujours habitées.

Mazagaô, ce musée de la révolution architecturale de la renaissance, est actuellement en danger : son état se dégrade de jour en jour en dépit des quelques occasionnels replâtrage.

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Le constat est flagrant et Les responsables feront mieux  de combattre sérieusement le risque de destruction et de dégradation dont souffre le site : la Porte des Bœufs, les Bastions et les divers bâtiments menacent de s’écrouler à tout moment. Leur perte représente autant un crime face à l’histoire qu’un  véritable danger pour les citoyens qui habitent aux alentours.

Que cette cité soit boudée par les touristes, ou que les bazaristes soient en crise, est un aboutissement auquel il fallait s’y attendre.

Qui sème le vent… !!!

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