El Jadida : L’entretien des voiries, une nécessité… voire une urgence

De tout temps et sous tous les cieux, la réalisation d’un projet telle qu’une gare routière a nécessité un aménagement des voiries qui y conduisent, sauf à El Jadida.

Pour ne parler que de la réalisation de la nouvelle gare routière, on ne constate aucun signe qui indique que les chemins qui y mènent font partie du projet. A croire que les éventuels voyageurs seront parachutés par hélicoptères, à moins qu’ils s’y rendent à dos de mulet.

Difficile de parler de chaussées quand on se hasarde à prendre les chemins délabrés qui mènent à la gare ferroviaire, pour ne citer que ces voies qui nécessitent un aménagement urgent.

Inutiles aussi de rappeler l’état lamentable des voiries à El Jadida. La majorité des boulevards et artères de la ville sont  défectueux et les travaux de réaménagement se suivent et se ressemblent et sont souvent sujets à des interruptions inexpliquées et inexplicables, si bien qu’on retrouve une multitude de nids-de-poule et parfois des tranchées jamais colmatées dans les principaux axes de la ville, exception faite des quelques avenues réaménagées (enfin) dans les règles de l’art.

Mais la règle générale continue de sévir, à savoir des rues nullement à la hauteur des attentes des jdidis.

Mais concevoir ce fameux projet de la gare routière, qui répondrait aux normes internationales en vigueur, et ne pas prévoir le réaménagement des boulevards avoisinants, relève de l’incompétence, ou du moins, d’un manque de cohérence.

Dans certains quartiers éloignés, les trottoirs ne sont même pas aménagés pour ne pas dire inexistants.

Ce triste constat est que, plus rien ne perturbe ou inquiète les élus locaux, bien que la situation soit devenue alarmante et que le quotidien des citoyens soit devenu invivable.

Pourtant, chaque année on entend parler de l’allocation d’un budget qui se chiffre en millions de dirhams, sans que le résultat n’aboutisse à une réelle remise à  niveau de ces routes et rues de la ville, si bien qu’on se rend à l’évidence que c’est loin d’être une question d’insuffisance de budget, mais bel et bien un problème de manque de compétence ( ???) dans la gestion des deniers publics et des priorités dans la planification des dépenses.

C’est à se demander (et même à croire) que tous ces responsables n’ont d’autres objectifs que de retirer à la ville ses lettres de noblesse et de creuser davantage cet abîme qui la fait sombrer dans l’enfer du sous-développement et de l’anarchie. Car, avouons-le, El Jadida sombre dans un sous-développement qu’on ne lui a jamais connue.

L’entretien des routes devrait faire partie de la planification d’une maintenance périodique de l’infrastructure de base. 

Alors que tous ceux qui œuvrent au sein d’une équipe municipale, sachez que vous êtes en charge d’un patrimoine considérable et incontournable. Certes, d’une banalité apparente et pourtant riche en termes d’innovations et de défis. Ce patrimoine, c’est le réseau des routes et rues qui dessert la ville.

On emprunte tous ce réseau chaque jour sans même songer que, sans la route, on ne roule pas, on ne prend ni vélo, ni voiture, ni taxi, ni train… La route est donc incontournable. Alors, de grâce, entretenez-la.

Khadija Choukaili

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