El Jadida : La sécurité nous concerne tous

insecurité

El Jadida Scoop
Le problème de l’insécurité a pris, ces derniers temps, des proportions alarmantes dans les villes d’Azemmour et d’El Jadida. Une sonnette d’alarme que doivent prendre très au sérieux les différents responsables à qui leur incombe la sécurité de la ville, des citoyens et de leurs biens. Des mesures draconiennes doivent être arrêtées pour circonscrire ce fléau, grimpant à une vitesse vertigineuse, ou du moins l’atténuer.
La ville d’El Jadida est, aujourd’hui, une véritable métropole et à grande métropole, dit- on, grands maux. Aussi n’échappe-t- elle, à son tour, à une recrudescence de la criminalité sous des formes de plus en plus spectaculaires auxquelles n’est pas habitué le citoyen jdidi en particulier. La vague d’agressions perpétrée, le plus souvent par des jeunes psychopathes, a instauré chez les habitants un climat de tension frôlant, par moments, une psychose. Désormais chacun se considère une victime potentielle si bien qu’il n’ose plus s’aventurer, même le jour, dans des lieux isolés et ou vides. Les risques d’une agression sont devenus fréquents et peuvent subvenir à tout moment. Les femmes, proies faciles des braqueurs, n’osent plus se hasarder seules dans les rues et les marchés, de peur d’être dépouillées de leurs biens ou d’être enlevées pour assouvir l’appétit charnel d’obsédés sexuels.  Le nombre de ce genre de délits n’est pas, actuellement, élevé comme dans d’autres villes du Royaume. Mais au train où se déroulent les événements, il sera très difficile à cerner. Et tant que les forces de l’ordre sont incapables de maîtriser totalement ce phénomène, l’appréhension du citoyen s’accentuera et la délinquance augmentera de plus en plus, au point de devenir, à la fois, infernale et rocambolesque.

Une impuissance de la part de ces forces pour satisfaire les besoins et les attentes du citoyen en matière de sécurité installera un climat de méfiance envers son supposé protecteur. Ce qui n’est guère souhaitable pour les deux parties.
Cependant, il ne faut pas nier que les éléments de la sûreté provinciale, responsables et subordonnés, bien d’efforts préventifs sont dépensés. De grandes et sérieuses mesures sécuritaires avaient été établies et une autre approche avait été adoptée. Malheureusement, toutes ces dispositions, malgré les contraintes d’un manque d’effectif observé et d’une logistique insuffisante (véhicules et carburant), ne pourraient, à elles seules, venir à bout des agressions tant que d’autres facteurs subsistent.
Ainsi, et il faut le dire tout haut, l’attitude et le comportement de certains flics participent, d’une manière ou d’une autre, à l’accroissement des crimes. Ces éléments, pour des pots de vin gratuits, ne refusent pas, dans un bistrot de la ville, de s’attabler avec un ou des criminels notoires de la ville. D’autres s’adonnent à la drogue. Chez qui se procurent- ils ce poison ? Et autant d’autres exemples que voient, quotidiennement, le citoyen. Dans de telles situations inacceptables, le criminel prend de l’assurance et n’a plus cette phobie d’un homme de la loi. Un respect de sa personnalité et de sa dignité doit être imposé à ces inconscients. C’est le rôle de leurs supérieurs. La violation journalière de la loi n’est pas sans conséquences sur la prolifération du crime. L’occupation illégale du domaine public, l’état défectueux des bus et de certains petits taxis et tant d’autres comportements inciviques que ne combattent pas les autorités concernés ou qu’elles encouragent pour des billets d’argent n’enfanteront que l’anarchie. Personne ne considérera qu’il ya des lois et des responsables qui veillent à leur respect.
D’autre part, le conseil municipal doit être un acteur effectif dans ce rôle d’assurer une sécurité sécurisante en raison de ses retombées touristiques et économiques d’une manière générale sur la ville et ses habitants. Il devrait réserver une part du budget financier de la municipalité pour offrir à notre police les moyens logistiques lui permettant de remplir convenablement leurs rôles sécuritaires. D’autres départements étatiques et privés devraient y contribuer. Car la sécurité est un acte national et nous concerne tous.

Related posts

Leave a Comment