EL JADIDA : LA RÉHABILITATION DE LA ZONE INDUSTRIELLE À L’ARRÊT

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Par: Mohamed Ramdani

La mise à niveau et la réhabilitation de la zone industrielle (ZI) d’El Jadida est au point mort. Le projet,   lancé en 2006,  traine à cause et des nouveaux textes législatifs et du découpage de la régionalisation. Ainsi, selon la loi, la Chambre de commerce qui est maître d’ouvrage délégué doit avoir l’aval du chef du gouvernement pour lancer les travaux. Ensuite avec la régionalisation avancée, l’entité qui a lancé le projet, c’est-à-dire la Chambre de commerce d’El Jadida n’existe plus puisqu’on parle aujourd’hui de la Chambre de commerce de Casablanca El Jadida. Cela dit, il faut rappeler que l’investissement prévu initialement pour la ZI a été estimé à plus de 16 MDH.

La zone s’étend aujourd’hui sur près de 117 ha englobant 149 unités industrielles. Les réalisations actuelles ont concerné notamment la chaussée, l’éclairage public, l’eau potable et l’assainissement liquide sur presque toute la zone sauf pour un peu plus de 2 ha. Cette superficie à l’intérieur de la ZI n’a pas été aménagée à cause d’un contentieux foncier entre la municipalité et des propriétaires. «Nous avions prévu de mettre en place sur cette partie un local pour l’Association de la zone industrielle d’El Jadida (AZIJ) ainsi que des espaces pour accueillir des unités industrielles des incubés de la pépinière», indique Aziz Eddoubi, directeur de l’annexe de la Chambre de commerce, d’industrie et de services de Casablanca-Settat à El Jadida.

Actuellement, 11,22 MDH ont bien été engagés, notamment par la municipalité (8 MDH) et la Radeej (3,220 MDH) pour les principaux travaux. Le reste du montant est reprogrammé pour notamment l’installation de poteaux d’incendies. «C’est une urgence d’autant que 6 incendies se sont déclarés dans la zone en deux années, dont notamment «Mazafil», est-il précisé.

Pour rappel, les parties engagées dans le plan de réhabilitation de la zone industrielle sont le ministère de l’Industrie, du commerce et des nouvelles technologies, la province d’El Jadida, le Conseil municipal de la ville et la Chambre de commerce, d’industrie et de services (CCIS). En matière de contribution, c’est la municipalité qui aura débloqué la grosse part avec un apport de 8 MDH, alors que le ministère de l’Industrie a participé avec près de 5,2 MDH. Et la Radeej, dont le gouverneur d’El Jadida est le président du conseil d’administration, aura investi 3,220 MDH.

Pour sa part, la CCIS qui a été désignée en tant que maître d’ouvrage délégué a été chargée de la mise en œuvre du programme. Seulement voilà, une nouvelle loi interdit à la CCIS en tant que maître d’ouvrage délégué de poursuivre les travaux sauf autorisation spéciale du chef du gouvernement. Cette autorisation n’a pas été jusqu’à aujourd’hui accordée. De plus, les choses se compliquent avec les nouvelles procédures imposées par la nouvelle régionalisation. En attendant, les travaux sont bloqués jusqu’à nouvel ordre.

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