El Jadida : La réalité de l’infrastructure de base mise à nu suite aux dernières précipitations

Toujours fébrilement attendues et fortement souhaitées, avant d’être accueillies avec joie, les intempéries font finalement plus de mal que de bien, si l’on se réfère aux dégâts causés, essentiellement au niveau des chaussées des boulevards de la ville. C’est à se demander si l’on doit se réjouir où se lamenter après ces premières précipitations.

48 heures de pluie ont, encore une fois,  mis à nu la réalité de notre infrastructure de base. En regardant le spectacle désolant  de nos boulevards, on se croirait dans un véritable champ de la bataille.

Des chaussées défoncées, des canalisations qui débordent, des poteaux électriques dégarnis, au risque et péril des citoyens…

Ces  précipitations qui ont toutefois le mérite de mettre à nu l’indigence de nos infrastructures, démontrent bien le rafistolage qui prévaut dans l’équipement de nos boulevards. La responsabilité des collectivités locales est clairement établie, quand on constate l’état de ces chaussées après les premières précipitations.

L’un des quartiers les plus touchés par ces intempéries est Hay Al Matar qui n’a jamais connu de réaménagement ou de restructuration depuis sa réalisation. A part une tentative de restauration de certains trottoirs qui a été bloquée sans raison apparente, et du boulevard principal menant à Marjane, ses chaussées continuent à subir les effets du temps et de l’usage fréquent des camions, sans aucune intervention des autorités locales. Le président de la Commune avait pourtant promis d’allouer un budget de 50 millions de dirhams pour la mise à niveau de l’infrastructure de base de ce quartier censé être le nouveau centre-ville de la capitale des Doukkalas. 

Il a suffi qu’il pleuve pendant quelques dizaines d’heures pour qu’apparaissent les défauts et anomalies de tous ces projets d’aménagement et de réaménagement qui nécessitent, certes, des centaines de millions de dirhams, mais qui n’améliorent strictement rien au quotidien des citoyens qui continuent à subir les méfaits de la mauvaise gestion et de la dilapidation des deniers publics.

Doit-on attendre l’approche des élections pour espérer quelques nouveaux rafistolages ?

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