El-jadida est une ville sale, une ville qui fait honte à tous les niveaux. Une ville aux trottoirs crasseux et défoncés, aux chaussées aux mille trous la faisant ressembler à une cité en temps de guerre civile.

Ses transports publics peuvent servir à transporter n’importe quoi sauf à transporter des êtres humains. Ses rues et ses avenues sont jonchées de déchets de toutes sortes. Ses parcs et ses espaces verts n’offrent plus que quelques brins d’herbe  poussiéreux et des arbres morts qui tuent les visiteurs venus y chercher un peu d’ombre et de chlorophylle.

Sale par sa plage du centre ville au sable boueux noirci de déchets et aux eaux grisâtres.

Sale par les hordes des nouveaux habitants qui sèment la pagaille partout.

 Sale par son atmosphère devenue invivable en raison de la pollution atmosphérique et acoustique causée par les échappements des voitures et des unités industrielles.

 Hideuse par le nombre de mendiants qui investissent les cafés, les mosquées, les marchés.

Intolérable par l’incivisme des fous du volant et des chauffards qui roulent à des vitesses incroyables en faisant de nombreuses victimes, foncent sur les passages piétonniers ne respectant ni jeunes, ni vieux ni personnes handicapées en klaxonnant sans motif comme des enragés.

Ruralisée par ses troupeaux d’animaux errants de chiens, d’ânes, de chevaux, de vaches et de moutons qui se dandinent tranquillement dans les boulevards et les ronds points.

Et à tous ces points noirs, s’ajoute un phénomène qui la fait sombrer encore plus dans le chaos, et qui n’est autre que la prolifération des malades mentaux, qui s’y déversent de plus en plus, la faisant ressembler à Bouya Omar. Ils sont presque partout,  près de la gare routière, dans les souks, devant les écoles, semant la panique auprès des passants, surtout des femmes et des enfants.

Des scènes  quotidiennes montrent la violence  de leurs agressions auxquelles les citoyens sont exposés, agressions qui peuvent amener jusqu’au crime, surtout quand ils s’adonnent en plus à des psychotropes,  ils mendient de l’argent et se montrent souvent violents quand ils ne reçoivent rien.

Ajoutons à cela leurs comportements impudiques devant les passants.

Tout ceci dans l’indifférence des autorités locales,  à qui il incombe de prendre les mesures nécessaires pour limiter leur nombre , dans la mesure où il s’agit de l’image de la ville, de la sécurité des habitants et aussi de la santé publique.

Les problèmes de santé mentale sont des maladies comme les autres. Ils doivent être traités dans des espaces aménagés à cet effet.

Désolés, notre chère ville, de brosser un tel tableau noir de la médiocrité dans laquelle tu te débats et le chaos où tu sombres chaque jour un peu plus, mais tous  ceux qui t’ont connue sous des jours meilleurs sont déçus et souffrent de ton calvaire.

Espérons seulement ne pas attendre Godot pour te voir renaître de tes cendres et détourner cette malédiction qui semble te suivre…

Khadija Benerhziel

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