El-Jadida : Gratuité des parkings ou incompétence avérée d’un conseil communal et de son président

Municipalité d'El Jadida (2)

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Tout le monde est au courant des problèmes liés aux parkings à  El-Jadida et la situation de statuquo dans laquelle elle se débat depuis des années. Une situation enfantée, faut-il le rappeler, par des membres des  multiples conseils communaux qui se sont succédé à la tête de cette ville.

En effet, certains énergumènes qui passaient leurs temps à roder dans les coulisses de la commune, en quête d’une quelconque opportunité, ont réussi à avoir le feu vert, doublé de la protection et de la bénédiction, de certains conseillers communaux véreux, pour mettre main basse sur ce commerce très lucratif, qu’est « le droit de stationnement ».

Ce micmac n’aurait jamais pu voir le jour, sans un fonctionnaire, aujourd’hui à la retraite, mais qui continue toujours à œuvrer dans l’ombre. M.B, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est un analphabète, mais un sacré phénomène, rusé comme un renard. C’est lui qui servait d’intermédiaire, entre les conseillers véreux et les énergumènes précités. Une sorte de fusible, toujours placé aux premières lignes, là où il peut y avoir risque pour ses supérieurs, Un fusible capable donc de sauter à tout moment, pourvu que ses supérieurs restent loin de « la fournaise ». Et effectivement, tout au long de sa carrière, ce fonctionnaire-fusible a sauté plusieurs fois, mais « rafistolé », puis remis à sa place, grâce à ses protecteurs restés dans l’ombre.

Tout cela pour dire, que la mafia qui gère aujourd’hui les parkings d’El-Jadida, ne s’est pas constituée du jour au lendemain. Rodée et aguerrie par des  lustres de pratiques frauduleuses, elle se bat bec et ongles aujourd’hui, pour ne pas laisser filer cette poule aux œufs d’or, entre ses doigts.

Pour arriver à ses fins, elle a  réuni   les gardiens de la ville au sein d’une  association qui semble avoir pour unique but : empêcher que tout contrat avec une quelconque société, puisse voir le jour (par les menaces, les intimidations….), tout en  refusant de faire la moindre offre valable au conseil actuel.

C’est ainsi que des 139 millions de centimes obtenus au temps du conseil  précédent, pour la totalité des parkings d’El-Jadida, le conseil actuel en a obtenu, et du premier coup, une  offre de 239 millions de centimes. Mais suite aux menaces et intimidations précités, la société ayant obtenu le marché, préféra jeter l’éponge.

Puis le conseil en obtint 210 millions lors d’un deuxième appel d’offres,…menaces, intimidations suivirent…nouvel jet d’éponge….même rengaine… rebelote… jusqu’à ce jour, puisque la dernière en date (la 3ème), vient d’être avortée ce mois-ci …

Mais derrière ces désistements successifs, s’y trouve la complicité de plusieurs fonctionnaires de la régie municipale, et des conseillers communaux.

L’astuce consistait à « exiger »  un dépôt de garantie assez dérisoire, aux sociétés postulantes à l’obtention de ce marché (5.000-.10.0000 dh pas plus). Ce qui encourageait facilement les sociétés à laisser tomber, face aux menaces ou à défaut, recevoir la somme déposée par une mafia aux aguets et qui fait tout son possible, pour les « pousser  dehors ».

Ainsi, plus les sessions passaient, plus les « clients potentiels » abandonnaient et plus les prix… baissaient. Une technique bien rodée, qui  fait gagner à ses auteurs, et en un laps de temps assez court,  des centaines de millions de centimes, selon le marché proposé, à départager entre fonctionnaires, conseillers et les fameux énergumènes précités.

Or aujourd’hui, ce ne sont pas uniquement les sociétés qui jettent l’éponge, mais le conseil communal aussi !

Comment une commune qui ne cesse de se plaindre de son manque de ressources financières, puisse adopter une telle prise de décision ?

Comment une commune qui ne cesse de clamer, haut  et fort, que ses caisses sont vides, offre à Mustapha Haddaoui ( ami du gouverneur Jamiî), 20 millions de centimes (argent de poche), pour chaque tournoi de Beach Soccer organisé à El-Jadida?

Le président Ben Rbiâ, aurait pu rencontrer le gouverneur Jamiî et provoquer une réunion avec toutes les composantes de la ville, de manière à ce que chaque partie puisse se montre à la hauteur de ses responsabilités. Mais pour ne froisser son « amitié » avec aucun haut responsable de la ville…il ne l’a pas fait, en se contentant d’accrocher des banderoles, un peu partout en ville, pour annoncer que les parkings sont tous gratos à El-Jadida.

Seulement, les gardiens, eux sont toujours là et exigent d’être payés !!!

Alors quoi faire ? Faut-il payer ? Faut-il se battre, par principe, au risque d’être gravement blessé, voire pire ?

Par une telle prise de décision, le président Ben Rbiâ vient de nous prouver  qu’il est un looser…Et ce n’est pas avec des personnes de sa trempe, qu’El-Jadida sortirait de l’auberge. D’ailleurs cela fait une année qu’il se trouve à la tête de ce conseil… pour quel bilan ?

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