El Jadida: Et si on s’attelait à assainir notre administration ?

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L’assainissement de notre administration régionale, souffrante de mille et un maux, dont les plus éclatants demeurent la corruption, le népotisme, le clientélisme, l’abus de pouvoir, la discrimination et la lenteur, reste toujours d’actualité.

L’illusoire espoir de lendemains meilleurs, après la décision royale de feu SM Hassan II de rotation des responsables tous les quatre ans, n’a pas provoqué, hélas, jusqu’à présent les effets voulus. Du moment que les mauvaises pratiques et manières sont toujours de « rigueur ». Les raisons ne peuvent être obscures et moins imperceptibles.

gouverneur1Certains imputent cet état au maintien des proches collaborateurs à leurs postes. Ils avancent, à leur regret, que jamais un « patron » n’a pu ou osé procéder à un remue-ménage dans les différentes divisions et/ou dans les services du département dont il est responsable. Ceci dans le dessein de profiter au maximum du « savoir-faire » de ses subordonnés pour profiter, à son tour, des largesses offertes pour améliorer au maximum sa situation financière.

D’autres prétendent que les patrons privilégient l’expérience au détriment de jeunes cadres capables d’innover et d’ajouter un plus a leur boite. Malheureusement, cette peur du renouveau et de l’innovation les condamnent à moisir éternellement dans l’ombre.

Les exemples foisonnent. Ici comme là-bas. Qui faut-il incriminer donc ? Les nouveaux locataires ou leurs directions centrales ?

Ni les uns ni les autres ne sauraient être épargnés. Les deux parties assument, benrbiachacune de son côté, la responsabilité. La première pour ne pas avoir « voulu » ou osé procéder à un changement radical dans leur établissement. La deuxième pour ne pas avoir instauré, également, ce système de rotation à cette catégorie de responsables jouissant de larges avantages de l’Etat tels le logement , la voiture de service et les indemnités de responsabilité . Qu’est ce qu’ils perdront si ces messieurs-dames sont mutés ailleurs ? Ce sera toujours au Maroc ?

Pourquoi une telle attitude des départements centraux. Surtout que l’expérience et le vécu ont montré qu’un profond et réel assainissement ne pourraient avoir lieu en se contentant uniquement de changer « la tête » tout en sauvegardant un corps « malade » et « pourri » ! Car, c’est de là que proviennent tous les maux possibles. Nul ne peut contester que les véritables teneurs des rênes son, justement, ces auxiliaires. Car :

Ce sont eux qui décident et imposent.

Ce sont eux qui « poussent les choses » dans le sens qu’ils veulent.

Ce sont eux qui planifient.

Ce sont eux qu’il faut avoir à l’œil.

Ce sont, donc, eux qu’il faut museler.

Municipalité d'El Jadida (2)

Et, c’est en fonction de ces données et ces réalités que les hommes d’affaires malsains et les businessmen de toutes les espèces agissent et réagissent quand il est  question de l’arrivée d’un nouveau « manitou ».

C’est ainsi que de « petites faveurs » (sic), des cadeaux, et « des enveloppes » bien alléchantes deviennent des actes normaux et habituels. De « petits gestes », certes, mais qui ne manqueront de « pêcher » d’autres services beaucoup plus consistants.

Tout le monde le sait. Et chacun se plait à a ce « petit jeu ». La chance ne sourit pas, en effet, tous les jours. Pourquoi ne pas en profiter donc pour « vivre sa vie » et assurer ses arriérés ?

Avec ces deux mondes pourris, pourrait-on espérer rêver d’une administration acquise à l’intérêt suprême de la province et par là de la nation ? Évidemment, non !

Venu est donc le temps afin que ces « msamers almayda » (les clous de la table) changent, eux aussi, de climat. Il est inconcevable et intolérable de voir les mêmes têtes dans une même responsabilité durant des décennies. Surtout ceux dont le parcours administratif est entaché de malversations.

Personne des âmes démocrates ne supporterait d’avantage cet état qui n’a aucune raison d’exister.

Place donc à de jeunes cadres voulant donner plus…

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