El Jadida ; Des charrettes tirées par des mulets… preuve que la ville continue de « se ruraliser »

Y a-t-il preuve plus parlante de cette réalité de notre cher « Deauville » qui continue sa descente aux enfers ?

Oui, c’est la réalité amère de notre quotidien, surtout pendant ce moussem 2022 où on en voit de toutes les couleurs.

Peut-on imaginer, qu’à l’ère de l’industrialisation de la région et de son essor économique, et qui plus est au 21ème siècle, voir des charrettes transporter, en guise de « taxis » des visiteurs jusqu’au moussem ?

Il faut dire que rien n’étonne plus dans cette ville qui continue à subir les pires humiliations.  Des rues où les ordures font désormais partie du décor, au transport des gens par triporteurs et charrettes, en passant par la dégradation des voiries, des trottoirs, de la plage, sans parler des rues devenues « pissoirs » publics.

Mais où sont passés les élus et gestionnaires de la ville et leur police administratives, qui devraient veiller à préserver son image d’antan ?

Il faut rappeler que la police administrative a été instaurée en juillet 2019, et que ses principales fonctions consistent à contrôler l’hygiène et la propreté, la salubrité publique, l’urbanisme, et l’occupation du domaine public. Ce nouveau corps de police opère exactement au niveau de ces domaines qui font de la cité une quasi-campagne. A l’ère de l’instauration de cette police administrative, rien ne va plus dans la cité. Elle a tout perdu de son aspect urbain et est devenu un souk quotidien dépourvu de centre-ville, malgré les quelques cafés et restaurants réputés, qui se comptent sur le bout des doigts.

Mais y a-t-il encore un infime espoir de lui rendre ses lettres de noblesses ? Probablement oui, si les vrais citadins jdidis en prennent les rênes !!!

Kadija Choukaili

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