El Jadida : Des adolescents provoquent la panique à Hay Matar en violant le couvre-feu nocturne

Dans la soirée de ce dimanche,  des dizaines d’adolescents, provenant du quartier Saâda ont pris d’assaut Hay Al Matar et ont mis le feu en plein boulevard, défiant les agents de la Sûreté Nationale, en leur jetant des pierres et en leur opposant une véritable résistance.

On aurait tendance à se demander à qui incombe la responsabilité de ces actes inconscients commis par des jeunes en plein couvre-feu nocture. Mais en cogitant un peu,  on a vite fait de constater que la responsabilité est partagée entre, certes,  des parents dépassés par les attitudes de leur progéniture, et des autorités prises au dépourvu par une pandémie gérée de manière anarchique.

Certes,  les parents sont confrontés a l’incontournable conflit des générations, surtout que la majorité d’entre eux pour ne pas dire la totalité, a grandi dans un monde sans réseaux sociaux et sans accès à cette technologie souvent mal utilisée par ces jeunes assoiffés d’aventures et de défits.

On ne peut certes pas endosser la responsabilité uniquement à des parents « parachuté » dans un monde où ils sont dépassés par les événements. Car la responsabilité  de ces délits commis par ces jeunes, en plein ramadan,  incombe aussi et surtout au gouvernement et à ses décisions prises à  la légère, sans tenir compte de la particularité de ce mois sacré où les habitudes changent complètement.

S’il est vrai que  ce mois se passe dans la spiritualité et les pratiques religieuses pour les adultes, il en est autrement pour ces jeunes adolescents, en pleine croissance physique et débordant d’énergie.

En effet,  ces jeunes ont l’habitude de passer leurs soirées ramadanesques à se rassembler pour disputer des matchs de foot ou pour des parties de cartes, ou simplement pour de simples rencontres entres amis.

Cependant, et après plus d’une année de confinement, de restrictions et de limitation des déplacements, surtout que c’est pour la 2ème année consécutive que ce mois de spiritualité, connu  pour les réunions familiales et les visites de convivialité, se passe encore une fois sous le signe du couvre-feu et des interdictions de déplacement nocturne.

 Des restrictions qui sont vécues par ces jeunes, pour ne pas dire par tous, comme une réelle privation de liberté.

Certes, le virus s’est bien installé parmi nous et nul ne sait quand on arrivera à le déloger. Il seraitdonc judicieux que la vie reprenne son cours normal tout en sachant prendre ses precautions pour cohabiter le mieux avec.

Khadija Choukaili

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