El Jadida; Dégradation des voies, RADEEJ interpellée

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Par: Abdelilah Nadini

On s’est souvent demandé: pourquoi là, où la RADEEJ entame des travaux, généralement elle laisse derrière des trous, des dégradations de la chaussée, un asphalte effrité, des carreaux de trottoirs arrachés… Même si elle essaie de rafistoler le revêtement de surface en le ramenant à son état initial, son action est le plus souvent bâclé. 
Le résultat est affreux, des chemins difficilement carrossables, une ville qui rappelle les voies d’Alep par endroits sauf que la différence est très significative, là-bas les voies sont détériorées sous l’effet des bombes, alors que chez nous les bombes nichent dans les têtes de certains soi-disant responsables qui ont comme doctrine le laxisme, l’insouciance, la négligence, l’irresponsabilité…etc.
La commune rejette la responsabilité de ces malfaçons, mais elle ne réagit pas vis-à-vis cette dégradation dont les seules victimes sont les usagers de la route à pieds ou motorisés, au moment où les vrais répréhensibles s’esquivent indemnes souvent « la patte graissée ».
Azemmour une entreprise d’assainissement a terrassé le milieu de l’avenue Mohamed V. Après avoir installé les conduites d’eau usée et remblayé le tout selon le procédé d’usage, elle devait rendre la chaussée à son état initial. Pour cela il a fallu préparer le support de la couche d’asphalte par l’étalage de tout-venant ; son arrosage et son compactage.

Sauf qu’à notre surprise, cette société a voulu brûler les étapes, en procédant par l’étalage, directement de l’enrobé, sur le tout-venant.  A première vue, un travail mal compacté et sans l’épandage de la couche de liaison ou couche d’imprégnation par un bitume fluidifié (0/1 (cut- back 0/1) dont les spécifications sont arrêtées par le cahier n°5, fascicule n°5 du cahier des prescriptions communes applicables aux travaux routiers courants édités par la Direction des Routes et de la Circulation Routière (DRCR) en 1983).


Le non-respect de ces spécifications techniques aura un impact direct sur la qualité de la voie qui ipso facto aura une durée de vie plus courte.
Ceci est incontestablement le résultat de l’absence du maitre d’ouvrage qui doit être présent dans toutes les phases de son projet afin d’intervenir à temps, pour la RADEEJ elle procède à un contrôle rigoureux des ouvrages sous terrains car elle est la seule responsable de la gestion du réseau d’assainissement par conséquent ce travail doit être nickel, quant aux voies, dès que l’entreprise plie bagage, c’est la commune qui en est responsable et par conséquent,  la RADEEJ s’en lave les mains.
Devant cet état de fait, ne faudra-t-il pas agir en conséquence ?

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